ACTE II, SCÈNE IIL
LYSANDER
Elpinice ! Et sa main n*est plus en ma puissance.
MANDANE
Je sais qu'il n'est plus temps de vous la demander; Mais je vous répondrois de son obéissance.
Si Cotys la vouloit céder.
Que saitK)n si l'amour, dont la bizarrerie Se joue assez souvent du fond de notre cœur. N'aura point fait au sien même supercherie ? S'il n'y préfère point Âglatide à sa sœur? Cet. échange , seigneur , pourroit-il vous déplaire ,
S'il les rendoit tous quatre heureux?
LYSANDER
Madame, doutez-vous de la bonté d'un père?
MANDANE
Voyez donc si Cotys sera plus rigoureux :
Je vous laisse avec lui , de peur que ma présence
N'empêche une sincère et pleine confiance.