ACTE II, SCÈNE VIII
Qui d un chagrin trop juste a de quoi vous défendre , Quand vous êtes si près de vous voir sans amant.
Il est aisé pourtant d'en deviner les causes.
Je sais conune il faut vivre , et m'en trouve fort bien :
La joie est bonne à mille choses ,
Mais le chagrin n'est bon à rien.
Ne perds-je pas assez sans doubler l'infortune , Et perdre encor le bien d'avoir l'esprit égal ?
Perte sur perte est importune , Et je m'aime un peu trop pour me traiter si mal. Soupirer quand le sort nous rend une injustice , C'est lui prêter une aide à nous faire un supplice. Pour nioi, qui ne lui puis souffrir tant de pouvoir, Le bien que je me veux met sa haine à pis faire.
Mais allons rejoindre mon père ; J'ai quelque chose encore à lui faire savoir.
FIN DU SECOND ACTE
4aa AGÉSILAS.
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