‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 252 sur 292 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

Qui d un chagrin trop juste a de quoi vous défendre , Quand vous êtes si près de vous voir sans amant.

Il est aisé pourtant d'en deviner les causes.

Je sais conune il faut vivre , et m'en trouve fort bien :

La joie est bonne à mille choses ,

Mais le chagrin n'est bon à rien.

Ne perds-je pas assez sans doubler l'infortune , Et perdre encor le bien d'avoir l'esprit égal ?

Perte sur perte est importune , Et je m'aime un peu trop pour me traiter si mal. Soupirer quand le sort nous rend une injustice , C'est lui prêter une aide à nous faire un supplice. Pour nioi, qui ne lui puis souffrir tant de pouvoir, Le bien que je me veux met sa haine à pis faire.

Mais allons rejoindre mon père ; J'ai quelque chose encore à lui faire savoir.

FIN DU SECOND ACTE

4aa AGÉSILAS.

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