ACTE II, SCÈNE VIL
Vous faisoit pester en secret ; , C'est l'ordre; et du devoir k scrupuleuse idëe....^
AGLATIDE.
Que dites-vous, ma sœur ? qu'osez-vous hasarder. Vous qui tantôt....
ELPINICE.
Ma sœur , ]aîssez*-moi vous aider , Ainsi que vous m'avez aidée.
AGLATlDÈ.
Pour bien m'aider à dire ici mes sentiments , Vous vous prenez trop mal aux vôtres }
Et si je suis jamais réduite aux truchements , Il m'en faudra bien chercher d'autres.
Seigneur, quoi qu'il en soit , voilà quelle je suis.
J'acceptois Spitridate avec quelques ennuis ;
De ce petit chagrin le ciel m'a dégagée Sans que mon âme soit changée.
Mon devoir règne encor sur mon ambition j
Quoi que vous m'ordonniez, j'obéirai sans peine: Mais, de mon, inclination.
Je mourrai fille, ou vivrai reine.
ELPINICE.
Achevez donc, ma sœur; dites qu'Âgésilas....
AGLATIDE.
Ah ! seigneur, ne l'écoutez pas :
Ce qu'elle vous veut dire est une bagatelle ; Et même, s'il le faut, je la dirai mieux qu'elle.
LYSANDER
Dis donc. Agésilas ?. . . .
4ao A6ÉSILAS.
AGLATIDE.
M'aimoit jadis un peu , Du moins lui-même à Sparte il m'en fit confidence ; Et; s'il me disoit vrai^ sa noble impatience
De vous en demander l'aveu
N^attendoit qu'après l'hyménée
De cette aimable et chère aînée.
Mais s'il attendoit là que mon tour arrivé ^
Autorisât à ma conquête La flamme qu'en réserve il tenoit toute prête. Son amour est encore ici plus réseryé ; Et soit que dans Ephèse un autre objet me passe ^ Soit que par complaisance il cède à son rival ,
Il me fait à présent la grâce
De ne m'en dire bien ni mal.
LYSANDER
D'un pareil changement ne cherche point la cause; Sa haine pour ton père à cet amour s'oppose. Mais n'importe , il est bon que j'en sois averti : J'agirai d'autre sorte avec cette lumière ; Et suivant qu!aujourd'hui nous l'aurons plus entière, Nous verrons à prendre parti.