‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 272 sur 292 · AGÉSILAS · texte numérisé non relu

AGÉSILAS

MANDANE

Qu'importe lequel j'aime ^ Si le plus digne amour, de quoi qu'il soit d'accord, Ne peut décider de mon sort ?

AGLATIDS.

Ainsi je dois perdre espérance D'obtenir de vous aucun d'eux?

M AN DAN E

Donnezr-moi votre indifférence, Et je vous les donne tous deux.

ACLATIDE.

c'en seroit un peu trop : leur mérite est si rare, Qu'il en faut être plus ayare.

MANDANE

Il est grand, mais bien moins que la félicité De votre insensibilité.

AGLATID.E.

Ne me prenez point tant pour une âme insensible : Je l'ai tendre, et qui souffre aisément de beaux feux; Mais je sais ne vouloir que ce qui m'est possible. Quand je ne puis ce que je veux.

MANDANE

Laissez donc faire au ciel, au temps, à la fortune.

Ne veuillez que ce qulls voudront ; Et sans prendre d'attache, ou d'idée importune. Attendez en repos les cœurs qui se rendront.

AOLATIDE.

Il m'en pourroit coûter mes plus belles années Avant qu'ainsi deux rois en devinssent le prix ; Et j'aime mieux borner mes bonnes destinées

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