‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 42 sur 292 · ARISTIE, SERTORIUS, POMPÉE · texte numérisé non relu

ARISTIE, SERTORIUS, POMPÉE

SERTORIUS

/ Venez, venez, madame,

Faire voir quel pouvoir j'usurpe sur votre âme , Et montrer, s'il se peut, à tout le genre humain La force qu'on vous fait pour me donner la main. '

■ La force qu'on voua fait est un barbarisme : on ^ît prendre à force , faire force de famée , de poilea , céder à ta forcé , employer ta force ; mais non faire force à quelqu'un. Le terme propre est faire violence on forcer,

KemarqnoDS ici que le grand Pompée est présenté sons un aspect bien défavorable ; c'esl FaTenture la pliis honteuse de sa vie : il a répudié Antistia , qu'il aimait, et a épousé JSmilia, la petite-fille de Sylla , pour faire sa cour à ce tyran : cette bassesse était d'autant plus honteuse, qu'Emilie était grosse de son. pi^emiér mari quand Pompée *réponsa par un double divorce. Pompée avoue ici sa honte à Sertonus et à sa première femme : il ne parait que comme un esclave de Sylla, qui craint de déplaire à son maître; dans cette poaitton, quelque chose qu'il dise ou qu'il fasse , il est impossible de s'intérefleer à lui. On prend nn intérêt médiocre à Sertorias amoureux. Viriate est peut-^rë le premier personnage de la pièce : mais quiconque n'étalera que de la politique n'excitera jamais lea grands

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