Tome II — Page 16; vendredi 8 juillet
M. de Btmis parla au rot ài son coHcfaer en faveur du aajor Brôdac , qui a eo un démêlé avec
M. de Saint-Olon ^ qui était allé s'en plaindre au roi. Le roi a dit à M. de Duras de juger l'affaire selon la rigueur des ordonnances , et nous dit ensuite : <t Ten suis fâché pour le major que j'aime ; mais quand ce serait pour mon propre fils, je ne voudrais pas dans la moindre chose donner l'exemple de manquer aux ordonnances [adoucir l'ordonnance].
Page*5o; mardi 4 septembre 1696.
Le roi passa assez bien la nuit, et Racine qui lui lisait la vie d'Alexandre , eut fort peu de temps à lire. Le roi dit que ces lectures Pempêchent de serUir son mal\Vdxaxi%9ÎenX et le divertissaient].
Page 96; yeadredi i3 décembre 1697.
M. le prince de Conti saJlua ici le roi le matin y .et S. M-Iq reçi^t avec de grandes marqifees d'estime; et le soir il donna la chemise au roi comme font tous les princes du sang. [Tout ce qu'il nous a conté de laPQÎQgaie r et de ce qui s'est passé à son égard y est si différent de ce qu'on avait mandé ici qu'il ne feut plus regarder tout ce que bous en avons écrit que comme des conte;^ en l'air.] (i)
(i) Le r4tabli$3emeDt 4e qe passage, était bien nécessaire pour tenir les historiens en garde contre les articles précédens de ces Mémoires, sur les affaires de la Pologne. •
35i ARTICLES RETABLIS.
Page tt4; vendredi i mai 1698.
Le roi avait cassé ces jours passés six hommes de sa musique ^ parce qu'ils ne se conduisaient pas bien [ne se conduisaient pas assez sagement.]
Page iSa; dimanche 11 décembre 1698.
MM. de Wotre-Dame de Paris vinrent remercier le roi du beau présent qu'il fait lu leur église. Le roi leur donne 5o,ooo livres pour accommoder leur grand autel. [Feu le roi avait fait un vœu de i 00,000 écus pour cela.]
Page 178; mardi 6 janvier 1700.
, Au lieu de au denier quatre ^ lisez à 4 pour cent. Cette erreur qui se trouve dans le manuscrit, est une méprise évidente du secrétaire de M. de . Dangeau.
Page ai 5; dimanche ai novembre 1700.
J'appris que le jeudi , qui fut le jour que le roi accepta les couronnes d'Espagne pour monseigneur le duc d'Anjou, S. M. avait ordonné qu'on mît en liberté tous les galériens sujets de la monarchie d'Espagne. Il y en avait environ trois cents sur nos galères. [L'ambassadeur avait demandé
ARTIdJES RÉTABUS. * ^ 353
cette grace-là au roi plusieurs fois au commencement de son ambassade. L'ambassadeur n'en parlait plus.]
Page a86; vendredi i6 septembre 1701.
Le roi d'Angleterre mourut à Saint-Germain sur les trois heures. Il avait toujours souhaité ^par un sèrUùnentdepiété,de mourir un vendredi. Le soir on emmena la reine à Ghaillot.
« ^age 357; samedi 3o décembre 1761.
Le roi, après son lever, donna audience à Fambassadeur de Venise , etc. La réponse du roi fut noble et honnête. [La réponse du roi fut haute et honnête.]
Page 365; dimanclie 11 mars xyoS.
Les fanatiques du Languedoc ont eu Tinsolence de faire frapper des médailles qui sont d'un côté de deux dards croisés , et autour trois lettres qui sont un G > une R et une S. On y donne deux explications : l'une est cornes Rolandus Seccenarwn , et l'autre, calvinistœ sacrificateRomanos, [Il a paru à Paris quelques pièces de cette monnaie-là, et c'est de quoi ils paient leurs troupes. Ges fanatiques IV. a3
354 * ARTICLES RÉTIIBUS,
sont commandés par un nommé Roland 9 à qui ils donnent le titre des comte de Cévennes.]
Page 365; mardi lo juillet 1708.
Le comte d» Walstein a -été amené de Toulon à Yincennes, et mis dans le donjon; mais il a la liberté de se promener dans le château. Il a envoyé au roi toutes ses pierreries , [qui ne sont pas considérables]. S. M. les lui a renvoyées , et n'a pas voulu qu'on eu retînt la moindre chose.
Page 4x4; mercredi 11 mai 1706.
Le roi f après son lever, s'amusa quelque temps à regarder l'éclipsé qui fut très -grande. Monseigneur, madame la duchesse de Bourgogne , tous les princes et toutes les dames, monseigneur le duc de Bourgogne étaient ac^ec lui. On aidait fait venir de V Observatoire de Paris le jeune Cassiniet le jeunç Lakirv avec tous les instru^^m nécessmr^^ à robseri^er. [Afoinséignear le duc de Bourgogne avait fait venir de l'Observatoire de Paris le jeuuQ Cassiinj. et le jeutie Liahire avec tous les instrume^s propres à l'observer. Mais dès que le roi fut entré au çopseil , il Ty suivit, et laissa lesi astronomes achever leurs supputations,]