‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 252 sur 766 · GÉRONTE, PHILISTE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, PHILISTE

GÉRONTE

Je ne pouvais avoir rencontre plus heureuse Pour satisfaire ici mon humeur curieuse. Vous avez feuilleté le Digeste à Poitiers, Et vu, comme mon fils, les gens de ces quartiers : Ainsi vous me pouvez facilement apprendre Quelle est et la famille et le bien de Pyrandre.

PHILISTE

Quel est-il, ce Pyrandre ?

GÉRONTE

Un de leurs citoyens :

Noble, à ce qu'on m'a dit, mais un peu mal en Liens.

Il n'est dans tout Poitiers bourgeois ni gentilhomme Qui, si je m'en souviens, de la sorte se nomme.

GÉRONTE

Vous le connaîtrez mieux peut-être à l'autre nom ; Ce Pyrandre s'appelle autrement Armédon.

PHILISTE

Aussi peu l'un que l'autre.

GÉRONTE

Et le père d'Orphise, Cette rare beauté qu'en ces lieux même on prise ?

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