ANTIOCHUS, SÉLEUCUS, RODOGUNE
ANTIOCHUS
Ne vous offensez pas, princesse, de nous voir De vos yeux à vous-même expliquer le pouvoir. Ce n'est pas d'aujourd'hui que nos cœurs en soupi-
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Voici de mes deux fils celui qu'un droit d'aînesse Élève dans le trône, et donne à la princesse. Je lui rends cet état que j'ai sauvé pour lui ; Je cesse de régner, il commence aujourd'hui. Qu'on ne me traite plus ici de souveraine : Voici votre roi, peuple, et voilà votre reine. Vivez pour les servir, respectez-les tous deux, Aimez-les, et mourez, s'il est besoin, pour eux.
Oronte, vous voyez avec quelle franchise Je leur rends ce pouvoir dont je me suis démise : Prêtez les yeux au reste, et voyez les effets Suivre de point en point les traités de la paix. ( Laonice revient avec une coupe à la main.)