‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 370 sur 766 · TROUPE DE GARDES · texte numérisé non relu

TROUPE DE GARDES

PHOCAS , montrant Eudoxe à ses gardes.

Qu'on la tienne en lieu sur en attendant sa mère.

HÉRACLIUS

A-t-elle quelque part?...

PHOCAS

Nous verrons à loisir :

Il est bon cependant de la faire saisir.

EUDOXE, s'en allant.

Seigneur, ne croyez rien de ce qu'il va vous dire.

PHOCAS, à Eudoxe.

Je croirai ce qu'il faut pour le bien de l'empire.

(à Héraclius.)

Ses pleurs pour ce coupable imploraient ta pitié ?

HÉRACLIUS

Seigneur...

PHOCAS

Je sais pour lui quelle est ton amitié ; Mais je veux que toi-même, ayantbienvu son crime, Tiennes ton zèle injuste, et sa mort légitime.

(aux gardes.) Qu'on le fasse venir. Pour en tirer l'aveu Il ne sera besoin ni du fer ni du feu. Loin de s'en repentir, l'orgueilleux en fait gloire. Mais que me diras-tu qu'il ne me faut pas croire ? Eudoxe m'en conjure, et l'avis me surprend. Aurais-tu découvert quelque crime plus grand?

HÉRACLIUS

Oui, sa mère a plus fait contre votre service Que ne sait Exupère, et que n'a vu Maurice.

PHOCAS

La perfide ! Ce jour lui sera le dernier. Parle.

HÉRACLIUS

J'achèverai devant le prisonnier.

Trouvez bon qu'un secret d'une telle importance, Puisque vous le mandez, s'explique en sa présence.

PHOCAS

Le voici. Mais surtout ne me dis rien pour lui,

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