‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 435 sur 766 · PRUSIAS, FLAMINIUS, ARASPE · texte numérisé non relu

PRUSIAS, FLAMINIUS, ARASPE

FLAMINIUS

Eh quoi ! toujours obstacle ?

PRUSIAS

De la part d'un amant ce n'est pas grand miracle. Cet orgueilleux esprit, enflé de ses succès, Pense bien de son cœur nous empêcher l'accès ; Mais il faut que chacun suive sa destinée. L'amour entre les rois ne fait pas l'hyménée, Et les raisons d'état, plus fortes que ses nœuds, Trouvent bien les moyens d'en éteindre les feux.

FLAMINIUS

Comme elle a de l'amour, elle aura du caprice.

PRUSIAS

Non, non; je vous réponds, seigneur, de Laodice : Mais enfin elle est reine, et cette qualité Semble exiger de nous quelque civilité.

J'ai sur elle après tout une puissance entière, Mais j'aime à la cacher sous le nom de prière. Rendons-lui donc visite; et, comme ambassadeur, Proposez cet hymen vous-même à sa grandeur. Je seconderai Rome, et veux vous introduire. Puisqu'elle est en nos mains, l'amour ne vous peut Allons de sa réponse à votre compliment [nuire. Prendre l'occasion de parler hautement.

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