‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 474 sur 766 · PERPENNA, AUFIDE · texte numérisé non relu

PERPENNA, AUFIDE

AUFIDE

Vous le voyez, seigneur, comme on vous joue Tout son cœur est ailleurs, Sertorius l'avoue, Et fait auprès de vous l'officieux rival, Cependant que la reine....

PERPENNA

Ah ! n'en juge point mal .

A lui rendre service elle m'ouvre une voie Que tout mon cœur embrasse avec excès de joie.

AUFIDE

Vous ne voyez donc pas que son esprit jaloux Ne cherche à se servir de vous que contre vous, Et que, rompant le cours d'une flamme nouvelle, Vous forcez ce rival à retourner vers elle ?

PERPENNA

N'importe, servons-la, méritons son amour;

La force et la vengeance agiront à leur tour, [flatte;

Hasardons quelques jours sur l'espoir qui nous

33i SERTORIUS, ACT

Dussions-nous pour tout fruit ne faire qu'une inaufide. [grate.

Mais, seigneur....

PERPENNA

Épargnons les discours superflus:

Songeons à la servir, et ne contestons plus ; Cet unique souci tient mon âme occupée. Cependant de nos murs on découvre Pompée ; Tu sais qu'on me l'a dit : allons le recevoir, Puisque Sertorius m'impose ce devoir.

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