‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 545 sur 766 · CÉLIDAN · texte numérisé non relu

CÉLIDAN

Sous ce détour discret un refus se colore.

CHRYSANTE

Non, monsieur ; croyez moi, votre offre nous honore :

Aussi dans le refu« j'aurais peu de raison ;

Je connais voire bien, je sais votre maison

Jadis aimée de votre père, je fus contrainte par la volonté de mes parents à prendre un riche mari;

et maintenant je vois

Que, comme par un droit successif de famille, L'amour qu'il eut pour moi, vous l'avez pour ma fille.

Philiste, à la décision duquel Chrysante s'en rapporte, est prié par Célidan de remplir sa promesse. Esclave de sa parole, et prétendant n'être tenu qu'à ce qui n'est pas contraire à l'honneur, Philiste se refuse à laisser prendre à sa sœur d'autre époux qu'Alcidon.

Celui-ci entre, et s'emporte contre Célidan, qui a remis Clarice en liberté. Pour le calmer, le frère de Doris lui dit que, quoi qu'il arrive, il peut toujours compter sur la main de sa sœur ; alors Alcidon laisse tomber le masque, et s'écrie en sortant qu'il n'a jamais aimé que Clarice , que c'est lui-même qui l'a enlevée, que Célidan est son complice. Celui-ci se justifie sans peine, et Philiste, enfin désabusé, l'unit à Doris.

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