‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 565 sur 766 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Cléandre dit à Phylis, au sujet de son portrait :

En ce point il ressemble à ion humeur volage, Qu'il reçoit tout le monde avec même visage ; Mais d'ailleurs ce portrait ne te ressemble pas, En ce qu'il ne dit mot et ne suit point mes pas.

Il est prêt à s'échapper pour se rendre chez Angélique, quand Doraste, qui en sort, leur vient annoncer qu'il doit l'épouser le lendemain. Sur quoi Phylis, s'adressant à Cléandre :

Va-t'en, si bon te semble, ou demeure en ces lieux : Je ne t'arrêtais pas ici pour tes beaux yeux ; Mais jusqu'à maintenant j'ai voulu te distraire, De peur que Ion abord interrompit mon frère. Quelque fin que lu sois, tiens-loi pour affine.

Couvert de confusion , Cléandre est tiré de sa rêverie par Alidor, et lui dit que pour se venger il veut provoquer Doraste Son ami lui répond :

Simple, par le chemin que tu penses tenir, Tu la lui peux c-ler, mais non pas l'obtenir.

La suite des duels ne fut jamais plaisante : Celait ces jours passés ce qu'en disait Théante.

Il termine en lui promettant de le servir avec chaleur.

Angélique vient débiter quelques stances dans lesquelles elle se plaint de sa destinée ; bientôt, apercevant Alidor, elle renouvelle les reproches qu'elle lui a déjà adressés. Voyant qu'il se tait , elle veut se retirer; mais Alidor la retient, et lui avoue que son valet l'a aidé à la tromper, et qu'il n'a jamais pensé à Clarice. Elle s'épanche en regrets amers, puisque Alidor n'est point inconstant ; puis , cédant à sa répugnance pour Doraste et aux sollicitations de son amant, elle lui promet de se laisser enlever pendant le bal q«e son fiancé doit donner le soir, tout en exigeant d' Alidor qu'il laissera pour ses parents à elle mie lettre qui les rassure sur les conséquences de ce rapt.

Phylis a vu Alidor entrer et sortir; inquiète pour son frère, dont la réconciliation des deux amants romprait le mariage , elle se propose de les épier pendant le bal. — Lysis, qui se présente pour lui faire la cour, l'importune, et elle le congédie.

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