‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 570 sur 766 · ALCANDRE · texte numérisé non relu

ALCANDRE

Votre fils tout d'un coup ne fut pas grand seigneur ; Toutes ses actions ne vous font pas honneur; Et je serais marri d'exposer sa misère En spectacle à des yeux ;.ulrvs que ceux d'un père. 11 vous prit quelque argent; mais ce petit butin A peine lui dura du soir jusqu'au matin ;

Et pour gr. gîter Paris il vendit par la plaine

Des brevets à chasser la fièvre et la migraine,

Dit la bonne aventure, et s'y rendit ainsi.

Là, comme on vil d'esprit, il en vécut aussi.

Dedans Saint-Innocent il se fil secrétaire ;

Après, montant d'étal, il fut clerc d'un notaire ;

Ennuyé de la plume, il le quitta soudain,

Et fit danser un singe au faubourg Saint-Germain.

lise mit sur la rime, et l'essai de sa veine

Enrichit les chanteurs de la Samaritaine ;

Son style prit après de plus beaux ornements:

Il se hasarda même à faire des romans,

Des chansons pour Gautier, des pointes pour Guillaume.

Depuis, il trafiqua dechapelels, de baume,

Vendit du milhridale en mailre opérateur,

Revint dans le Palais, et fut solliciteur.

Enfin, jamais Buscon, Lazarille de Thormes,

Sayavedre, elGuzman, ne prirent tant de formes.

Il poursuit cette énumération , et annonce que le jeune homme est auprès d'un noble gascon, de la bourse et de la maîtresse duquel il dispose, sous le nouveau nom de Clindor de la Montagne. .Enfin il sort en disant qu'il va tout préparer pour l'apparition magique.

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