‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 657 sur 766 · Le cardinal Mazarin · texte numérisé non relu

Le cardinal Mazarin

Et dont tout le pouvoir qui fait tant de jaloux N'est qu'un écoulement de tes ordres sur nous. Je rendrai de ton nom l'univers idolâtre : [théâtre. Mais, pour ce grand chef-d'œuvre, il faut un grand Ouvre-moi donc, grand roi! ce prodige des arts, Que n'égala jamais la pompe des Césars, Ce merveilleux salon où ta magnificence Fait briller un rayon de sa toute-puissance ; Et peut-être, animé par tes yeux de plus près, J'y ferai plus encor que je ne te promets. Parle, et je reprendrai ma vigueur épuisée Jusques à démentir les ans qui l'ont usée. Vois comme elle renaît dès que je pense à toi, Comme elle s'applaudit d'espérer en mon roi! Le plus pénible effort n'a rien qui la rebute : Commande, et j'entreprends ; ordonne, et j'exécute.

AU ROI

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