‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 697 sur 766 · LE FESTIN DE PIERRE, ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

LE FESTIN DE PIERRE, ACTE II, SCÈNE I

I n'ant jusqu'au collet, qui n' va point en darrière, Et qui leu peu devant, bâti d'une manière

Que je n' te 1' saurais dire, et si j' l'ai vu de près,

II ant au bout dé bras d'autres petits collets, Aveu des passements faits de dentale blanche, Qui, veniant par le bout, faison le tour dé manche.

CHARLOTTE

I faut que j'aille voir, Piarrot.

PIERROT

Oh ! si te plaît, J'ai queuq' chose à te dire.

CHARLOTTE

Eh bian, dis quesque c'est ?

PIERROT

Vois-tu, Charlotte, i faut qu'aveu toi, coin' s' dit l'au- Je débonde mon cœur, il irait trop du nôtre, [tre, Quand je somme pour être à nou deux tou de bon, Si je n' me plaignas pas.

CHARLOTTE

Quement? Quesqu'igiia don?

PIERROT

Iglia que franchement tu me chagraignes l'âme.

Et d'où vient?

PIERROT

Tatigué, tu dois être ma femme, Et tu ne m'aimes pas.

CHARLOTTE

Ah ! ah ! n'est-ce que ça r

PIERROT

Non, c' n'est qu' ça; stanpendant c'est bian assez.

charlotte. [Vian çà.

Monguieu! toujou, Piarrot, tu m' dis la même chose.

PIERROT

Si j' te la dis toujou, c'est toi qu'en es la cause ; Et si tu me faisais queuquefouas autrement, J' te diras autre chose.

CHARLOTTE

Appren-moi donc quement Tu voudrais que j' te fisse.

PIERROT

Oh ! je veux que tu m'aime.

CHARLOTTE

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