‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 745 sur 766 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

LE COMTE D'ESSEX, CROMMER, suite.

CROMMER.

C'est avec déplaisir que je parais ici ;

Mais un ordre cruel, dont tout mon cœur soupire.. .

LE COMTE D'ESSEX

Quelque fâcheux qu'il soit, vous pouvez me le dire.

CROMMER.

J'ai charge...

LE COMTE D'ESSEX

Eh bien, de quoi ? parlez sans hésiter.

CROMMER.

De prendre votre épée, et de vous arrêter.

LE COMTE D'ESSEX

Mon épée ?

CROMMER.

A cet ordre il faut que j'obéisse.

LE COMTE D'ESSEX

Mon épée? Et l'outrage est joint à l'injustice?

CROMMER.

Ce n'est pas sans raison que vous vous étonnez ;

i J'obéis à regret, mais je le dois.

LE COMTE D'ESSEX

LE COMTE D'ESSEX, lui donnant son épée. Prenez.

Vous avez dans vos mains ce que toute la terre A vu plus d'une fois utile à l'Angleterre. Marchons : quelque douleur que j'en puisse sentir, La reine veut se perdre, il faut y consentir.

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