A M. R.\OUL ROCHETTE
Paris, le 15 avril ISIS.
Monsieur, je n’aurai point l’honneur de dîner demain avec vous,
* Un médecin consulté par Ck)uricr lui répondit un jour gravement i Monsieur, ce symptéme me dénature votre maladie; voulant dire dénote.
EClUTES DE FlUNCE ET u’iTALIE. 585
parce que je pars pour la campagne, à mon grand regret, je vous assure.
Ke croyez pas que je me plaigne de votre académie; je reconnais au contraire qu’elle a eu toute sorte de raison de me refuser; que je n’étais point fait pour être académicien , et que c’était à moi une insigne folie de me mettre sur les rangs. Seulement, je ue veux pas qu’on me croie plus sot encore que je ne suis; et comme bien des gens s’imaginent que je me présente à chaque élection pour essuyer un refus , je ne dois pas négliger , ce me semble, de les désabuser. C’est là l'objet du petit mémoire que je vais publier, et dans lequel je ne prétends point justifier, mais atténuer ma sottise : je n’en ai guère fait en ma vie que par le conseil de mes amis. Ah! Visconti! Visconti!