X P.\RIS
Thionville , le G octobre 1 793.
Je viens de recevoir une lettre qui m’apprend que je vais être
LETTRES INEDITES,
bientôt premier lieutenant. Je n’ai donc plus que six semaines on deux mois à rester ici. La saison sera bien avancée alors , et , selon toute apparence , la compagnie où J’irai sera en quartier d’hiver, ce qui me console un peu de me voir arraché d’ici. Si la chose tournait autrement, et qu’il me fallût camper au milieu de l’hiver, comme cela est possible , ce serait pour moi un apprentissage un peu rude.
J’ai reçu , il y a quelques jours , la caisse que vos lettres me promettaient. Tout y est admirablement bien. Mon camarade, qui assistait à l’ouverture , fut d’abord comme moi surpris de la beauté des étoffes. A mesure que nous avancions , ses éloges augmentaient; les livres en eurent leur part. C’était bien, quant à moi, ce que J’estimais le plus. Mais lorsque nous en vînmes aux rubans et aux autres petits paquets , dont il y avait un grand nombre, tous accompagnés de billets, et arrangés de manière qu’un aveugle y eût reconnu, je crois, la main maternelle, nos réflexions à tous les deux se portèrent en même temps sur vous, dont la tendresse paraissait moins par vos présents, quelque beaux qu’ils fussent , que par les attentions délicieuses dont Ils étaient comme ornés. Un soupir lui échappa , et je vis bien alors que le pauvre garçon , qui est sans parents , m’enviait , non ce qu’il avait sous les yeux, mais ma mère.
J’ai été invité ces Jours-ci à la noce d’un de mes sergents, et Je m’y suis rendu, quoique J’eusse bien mal à la tête , comme cela m’arrive assez fréquemment depuis un cerbiin temps. Je ne pouvais y être que triste, aussi l’ai-Je été. Je n’ai presque ni bu ni mangé; et quand on a parlé de danser. Je me suis refusé à toutes leurs instances. J’en ai dit la vraie raison , mais cela ne les a pas contentés , et ils ont cru que Je les dédaignais. Il est certain que rien ne m’a plus bumilié et fait enrager depuis quelques années que de n’avoir pas su danser, et cela par ma faute.
A SA MÈRE
k PABIS.
Thionville, le 25 février 1704.
Avec tout autre que vous Je pourrais être embarrassé à expliquer le silence dont vous vous plaignez; mais Je me tire d’affaire
ÉCRITES DE FBA.NCE ET D'iTALIE. 427
tout (l’un œup en vous disant simplement la vérité , quelque peu favorable qu’elle me soit dans cette occasion. Sachez donc que ce qui depuis assez longtemps m'empêchait de vous écrire, ce n’était pas mes travaux , comme vous l’avez pu croire. Je ne saurais dire non plus que ce fussent mes plaisirs , car je n'eu eus jamais moins qu’à présent. C’étaient véritablement les coteries auxquelles je me trouve aujourd'hui livré, sans savoir comment, beaucoup plus que je ne voudrais. Quoique je ne puisse pas dire m’y être amusé trois fois autant que je le fais quand je veux avec mes livres, cependant je vois chaque jour qu’il m’est impossible de manquer une seule de leursassemblées. C’est une chose que je ne puis prendre sur moi, et qui pourtant devient de jour en jour plus nécessaire; car presque toutes mes soirées du mois dernier (mon temps le plus précieux ) ont été employées de la sorte , et je ne saurais me dissimuler à moi-même que mon travail en a quelquefois souffert. Ce qui vous surprendra sans doute, c’est qu’au milieu de tout cela j’ai contracté je ne sais quelle tristesse habituelle que tout le monde remarque, et qu’il m’est aussi difficile de cacher que d’expliquer. Je vois qu’il faut enfin reprendre mon ancienne vie,. qui est la seule qui me convienne. Mais, hélas! en cela même il m’est impossible de suivre les goûts que la nature m’a donnés, et que les circonstances , l’étude et les conversations ont fortifiés pour mon malheur. Cependant j’espère avoir dans la suite plus de facilités pour m’y livrer, et je crois que l’hiver prochain sera tout entier à ma disposition. C’est alors que je me garderai bien de faire des connaissances d’aucune espèce, règle que je compte observer rigoureusement à l’avenir, dans quelque pays que je me puisse trouver.
Mon père regarde comme mal employé le temps que je donne aux langues mortes , mais j’avoue que je ne pense pas de même. Quand je n'aurais eu en cela d'autre but que ma propre satisfactiou , c'est une chose que je fais entrer pour beaucoup dans mes calculs; et je ne regarde comme perdu , dans ma vie, que le temps où je n'en puis jouir agréablement , sans jamais me repentir du passé, ni craindre pour l'avenir. Si je puis me mettre à l’abri de la misère, c’est tout ce qu’il me faut; le reste de mon temps sera employé à satisfaire un goût que personne ne peut blâmer, et qui m’offre des plaisirs toujours nouveaux. Je
LETTBES INEDITES y
sais bien que le grand nombre des hommes ne pense pas de la sorte; mais il m’a paru que leur calcul était faux, car ils ccnvienuent presque tous que leur vie n’est pas heureuse. Ma rao» raie vous fera peut-être sourire ; mais je suis persuadé que vous prendrez à la lettre tout ce que Je viens d’écrire pour mes véritables sentiments , auxquels ma pratique sera conforme.
Vous ne sauriez imaginer ce qu’il m’en a coûté de peines et de mortifications pour n’avoir pas su danser; je n’en suis pas encore délivré. Combien on est sensible sur l’article de la vanité ! J’espère pourtant me mettre au-dessus de ces petites puérilités. A quoi donc m’auraient servi mes livres, si mon cœur était encore sensible à ces atteintes , qui ne peuvent passer que pour de légères piqûres, en comparaison de ce qui m’attend par la suite? J’ai pourtant pris un maître qui me trouve toutes les dispositions du monde, mais que j’abandonnerai sans doute, comme i’ai déjà fait vingt fois.
A M. CHLEWASKI, I
A TOULOISE.
Rome, le 8 janvier 1 799. |
Monsieur; après vous avoir annoncé que je m’arrêterais à | Milan , je vous écris da Rome , encore tout étourdi de me voir | lancé si loin de l’heureux pays où vos lettres pouvaient me par- I venir en huit jours. Je ne sais comment cela s’est fait , mais me voilà décidément redevenu soldat, par conséquent sine sede, vivant à la mode des Scythes, quorum plaustra vaga rite tra- \ hunt domos. Et pour avoir de vos lettres , qui me sont devenues ; nécessaires depuis que vous m’en avez fait goûter d’une si bonne, je me trouve un peu embarrassé à vous donner mon adresse.
Car nous autres conquérants , emportés par la victoire, nous ne savons guère aujourd’hui où nous serons, ni si nous serons demain. En cherchant la gloire , nous trouvons la mort. Je m’arrête tout court sur cette phrase , car je sens qu’un pareil style m’emporterait haut et loin. N’allez pas conclure de tout ceci que ce n’est pas la peine d’écrire à des gens dont l’existence même est toujours douteuse; et, sans vous inquiéter si je suis des morts ou des vivants , adressez-moi bientôt une lettre dans ce monde-
ÉCRITES I>E FRANCE ET D’iTAUE.
ci , au quartier général de F armée de Rome; et comptez que si on ne me donne point d’autre emploi que celui que j’exerce , elle me trouvera bien sain, et me fera bien aise.
Ce laurier qu’Horace appelle morte venaient est ici à meilleur marché. Ceux dont se charge ma tête ne me coûtent guère , je vous assure. J’en prends maintenant à mon aise, et je laisse fuir les Napolitains, qui sont , à l’heure où je vous écris , de l’autre côté du Garigliano : je ne fais pas tant de chemin pour trouver des ennemis , et ceux-là ne valent pas la peine qu’on coure après eux. Vous aurez vu sans doute dans les papiers publics l’histoire de leur déconfiture.
Je m’en tais donc ici , de crainte de pis faire.
Ce que je pourrais vous en apprendre, bon à dire sous les peupliers qui bordent votre canal, ne vaut rien à mettre dans une lettre.
Par une raison semblable, je ne vous dirai rien de Lyon , où j’ai passé deux semaines sans plaisirs et sans peines, bonnes par conséquent selon les stoïques , mauvaises au dire d’Épicure.
iSIilan est devenu réellement la capitale de l’Italie depuis que les Français y sont maîtres. C’est h présent delà les monts la seule ville où l’on trouve du pain cuit et des femmes françaises , c'est-à-dire nues; car toutes les Italiennes sont vêtues, même l'hiver, mode contraire à celle de Paris. Quand nos troupes vinrent en Italie , ceux qui usèrent sans précaution des femmes et du pain du pays s’en trouvèrent très-mal. Les uns crevaient d’indigestion , les autres coulaient des jours fort désagréables (expression que me fournit bien à propos le style moderne) :
lis ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés,
comme les animaux de la Fontaine : ce que voyant, la plupart des nôtres prirent le parti de s’accommoder aux usages du pays ; mais ceux qui n’ont pu s’y faire, et auxquels il faut encore de la croûte ( vous me passez ces détails , puisque charta non erubescit, selon Cicéron , qui en écrivait de bonnes), ceuxlà donc font venir de France des femmes et des boulangers. Voilà comment et pourquoi madame M.... passa les Alpes. Sachez, monsieur, que madame M.... est la femme d’un commissaire envoyé par le gouvernement à Malte, où il n’a pu aller}
LETTBES INEDITES,
mais ce qu’il eiit fait à Malte, il le fait ici, de même que sa femme, qui est sans cootredit la plus jolie de toute l'armée. Tous deux écorcheut l’italien, comme disait Mazarin, mais de différentes manières : ilia (jlubit magnanimos Remi nepotes; le mari est agent des fluances de l’armée française, charge de l'invention de Bonaparte, mais changée depuis son régne, en et. qu’elle dépend peu de ses successeurs, bien moins puissants que lui- La dame fut prise à Viterbe lors de la retraite des Français, et reprise avec la place. Il y a dans son histoire quelque chose de celle d’Hélène, peut-être dans sa personne; mais plus sûrement dans le rôle que joue son mari, qui est un plaisant Ménélas , court, lourd et sourd, d’ailleurs ébloui, on peut même dire aveuglé par les charmes de la princesse. Puisque me voilà sur cet article, madame Pepe est dans le. petit nombre des femmes françaises qui voient un très-petit nombre de maisons romaines : la seconde pour la beauté, la première à d’autres égards. Elle donne tout à fait dans le bel esprit , et veut passer pour connaisseuse en peinture et en musique. Vient ensuite madame Bassal, femme d’un consul, non romain, mais français; tout cela se rassemble , avec beaucoup d’hommes , chez les princesses Borghèse et Santa-Croce , et chez la duchesse de liante. Joignez-y une marquise de Cera (maison piémontaise), figure très-agréable , gâtée par des mines et des airs d’enfant qui ont pu plaire en elle à seize ans, et il y a seize ans.
Je voudrais , au reste , pouvoir vous donner une idée de ces cercles , ou être sûr que ce tableau vous intéresserait. Mais vous en parler sérieusement, cela vous ennuierait; et pour vous le peindre en ridicule, c’est trop dégoûtant. Quelques grands seigneurs d'Italie qui prêtent leurs maisons, et qui font, pour bien vivre avec les Français, des bassesses souvent inutiles, sont des gens ou mécontents des gouvernements que nous avons détruits. ou forcés parles circonstances à paraître aimer le chaos qui les remplace, ou assez ennemis de leur propre pays pour nous aider à le déchirer, et se jeter sur les lambeaux que nous leur abandonnons. Tels sont à Milan les Serbclloni , ici les Borghèse et les Santa-Croce. La princesse de ce nom , formosissima mulier^ femme connue de tous ceux qui ont voulu la connaître , et beaucoup au-dessous de sa réputation , du moins
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ÉCIUTES DE FBANCE ET D'ITALIE. 431
quant à l’esprit, a lancé son fils dans les troupes françaises. Il s’est fait blesser, et le voilà digne d’être adjudant général. Les d'eux Borglièse , qui ont acheté moins cher des honneurs à peu près pareils , sont deux polissons incapables d'être Jamais des laquais supportables, aussi maladroitsque plats et grossiers dans les flatteries qu’ils prodiguent à des gens qui les méprisent.
Le reste ne vaut pas l'honneur d’être nommé.
J’ai pourtant trouvé ici une connaissance fort agréable , et cela sans recommandation, chose difficile pour un Français. Un jour que j’étais allé voir seul ce qui reste du Musée et de la bibliothèque du Vatican, j’y trouvai l’abbé Marini, autrefois archiviste ou garde des archives de la chambre apostolique; homme assez savant dans les langues anciennes, mais surtout fort versé dans la science des inscriptions, dont il a publié des ouvrages estimés. Son nom , que j’entendis prononcer, me faisant soupçonner ce qu’il pouvait être (car j’avais vu ses ouvrages cités dans je ne sais quelle préface latine d’un auteur allemand ) , je me décidai à l’aborder. Il se trouva heureusement qu’il parlait assez français. Il me répondit avec honnêteté ; et, après une conversation de quelques minutes , me conduisit chez lui, où je trouvai une bibliothèque excellente, dont je dispose a présent, un cabinet d’antiquités, force tableaux, dessins, estampes, cartes, etc. Je suis aujourd’hui de ses intimes, et, comme dit Sénèque, pri/næ admissionîs , ce qui contribue surtout à me rendre agréable le séjour de Rome.
Il m’a prêté , outre ses livres , je veux dire ceux qu’il a composés, auxquels je n’entends pas grand’chose, d’autres dont j’avais besoin pour me remettre un peu de la fatigue des couversazioni franco-italiennes , et m’a conté différentes choses assez curieuses de plusieurs personnages célèbres qu’il a vus de près. Car il a été fort considéré de plusieurs ministres, cardinaux et autres puissants d’alors, et même il passe pour avoir eu quelque crédit auprès des deux derniers papes. Je regrette de ne pouvoir ou de n’oser mettre ici tout ce au’il m'a dit de l’abbé Maury , qu’il a bien connu et jugé. Mais Jorsan et hæc olim meminisse juvabit, si le ciel accorde à mes prières de vous revoir quelque jour.
LETTRES INEDITES,
En attendant , soyez témoin des premiers pas que je fais , guidé par lui dans les ténèbres des anciennes inscriptions, où, bien loin de porter la lumière , j’obscurcis ce qui paraissait clair, ou, pour mieux dire, je m’aperçois que ceux qui pensaient m’éclairer ne voient goutte eux-mêmes. Regardez, s’il vous plaît, l’inscription que j’encadre ici, comme un véritable et studieux antiquaire que je suis.
AP. CLAVDIVS. AP. F. AP. N. AP. PRN.
PVLCHER. Q. QUAE PB.
Elle se trouve à la villa Borghèse sur un beau vase d'albâtre. Les abréviations qu’elle renferme m’étant toutes connues, liors une, par les suscriptions en usage dans les lettres de Cicéron, je crus que celleque j'ignorais me seraitfacilement expliquée par mon oracle, l’abbé Marini ; mais quand je la lui présentai , copiée bien exactement, il demeura stupide comme le Cinna de Corneille. Cependant, après quelques réflexions, il courut à ses livre.s, et me montra la même inscription écrite tout différemment dans Winckelmann et d’autres auteurs qui l’ont publiée. I..a différence consiste en ce que, après le mot Pukher , ils écrivent en toutes lettres quæsitor, et expliquent ainsi le tout : Appius, Claudius, Appii filins, Appi Nepos , Appii Fronepos, Fulcher Quæslor, Quxsitor ^ Prxtor. Voilà ce qu’ils ont imaginé pour se tirer, sans qu’il y parût, de l’embarras où les jetait ce Q. Ce Q met à la torture l’esprit de mon abbé.
J’ai su lui préparer des travaux et des veiiles.
11 ciierche, il rêve, il feuillette ses livres, dentibus infrendens. Ne puis-je pas m’appliquer ce que disait Cicéron {conturbavi græcam gentem) , ayant proposé , et même je crois aux antiquaires de son temps , quelque nœud qu’ils ne pouvaient soudre. Pour moi , je vous t avoue pvec quelque pudeur , j’ai assez pris goût à cette science, qui est une espèce de divination , et, en style sentimental , je pourrais vous dire que je me plais parmi les tombeaux.
Dites à ceux qui veulent voir Rome qu’ils se hâtent; car chaque jomr le fer du soldat et la serre des agents français flétrissent ses beautés naturelle.», et la dépouillent de sa parure.
ÉCaiTES DE FBANCE ET d’iTALIE.
Permis à vous, monsieur, qui êtes accoutumé au langage naturel et noble de l’antiquité, de trouver ces expressions trop lieurier ou même trop fardées; mais je n’en sais pas d’assez tristes pour vous peindre l'état de délabrement, de misère et d’opprobre où est tombée cette pauvre Rome que vous avez vue si pompeuse, et de laquelle à présent on détruit jusqu’aux ruines. On s’y rendait autrefois, comme vous savez, de tous les pays du monde. Combien d’étrangers, qui n’y étaient venus que pour un hiver, y ont passé toute leur vie! Maintenant il n’y reste que ceux qui n’ont pu fuir, ou qui , le poignard à la main , cherchent encore dans les haillons d’un peuple mourant de faim , quelque pièce échappée à tant d’extorsions et de rapines. Les détails ne finiraient pas, et d’ailleurs, dans plus d’un sens, il ne faut pas tout vous dire. Mais , par le coin du tableau dont je vous crayonne un trait , vous jugerez aisément du reste.
Le pain n’est plus au rang des choses qui se vendent ici ; chacun garde pour soi ce qu’il en peut avoir au péril de sa vie. Vous savez le mot , Panem et circeiises : ils se passent aujourd’hui de tous les deux, et de bien d’autres choses. Tout homme qui n’est ni commissaire, ni général, ni valet ou courtisan des uns ou des autres, ne peut manger un«euf. Toutes les denrées les plus nécessaires à la vie sont également inaccessibles aux Romains, tandis que plusieurs Français, non des plus huppés, tiennent table ouverte à tous venants. Allez, nous vengeons bien r univers vaincu!
Les monuments de Rome ne sont guère mieux traités que le peuple. La colonne Trajane est cependant à peu près telle que Vous l’avez vue ; et nos curieux, qui n’estimeut que ce qu’on peut emporter et vendre, n’y font heureusement aucune attention. D’ailleurs, les bas-reliefs dont elle est ornée sont hors de la portéedu sabre, et pourront par conséquent être conservés. 11 n’en est pas de même des scupltures de la villa Borghèse et de la villa Pamphili, qui présentent de tous côtés des figures semblables au Deiphobus de Virgile. Je pleure encore un joli Hermès enfant , que j’avais vu dans son entier, vêtu et encapuchonné d’une peau de lion, et portant sur son épaule une petite massue. C’était, comme vous voyez, un Cupidon dérobant les armes d’Hercule; morceau d’un travail exquis, et grec, si je ne me