RAPPORT
du professeur extraordinaire de l'université de St. Pétersbourg Fohebyotref sur son voyage à l'étranger.
Traduit par M-me C. Jossa.
GKyprarr Muuucrepcrsa Haporxxaro Tpocs buenin. Macrs LXXVIIT. Orxbarenie IV, crp. 1-14).
"Le 21 juin 1852, après avoir obtenu le passeport pour passer la frontière, je me suis embarqué sur un vapeur pour Stettin, où j'ai débarqué le 24 Juin et me suis rendu le même jour à Berlin. Suivant le. plan que j'ai tracé pour mon voyage, je n'ai passé à Berlin que 12 heures et je suis parti pour Paris, choisissant le chemin le plus court. Passant près de Lille, j'ai cru nécessaire de visiter cette ville dans les environs de laquelle se trouve une quantité de moulins-à-vent. construits d’après le système hollandais et connus dans la Mécanique appliquée d’après les observations de Coulomb. L'instabilité du vent le rend inadmissible comme moteur dans les fabriques, où l'interruption continuelle des travaux causerait des pertes considérables, mais, d'autre part, le vent nous présente le moteur le moins cher, c’est pourquoi il est souvent employé pour moudre le grain, pour faire l'huile, pour piler le lin ete. Les moulins-à-vent de Lille sont particulièrement intéressants au point de vue dé la théorie actuelle du vent comme moteur: cette théorie vérifie ses résultats à l’aide des observations de Coulomb. Il faut constater cependant que la théorie et les observations, tout en étant d'accord dans les traits généraux, diffèrent sérieusement dans le détail. Ainsi, d'après la théorie, l’inclinaison des, ailes du moulin-à-vent vers l’axe de rotation devrait diminuer conti-. nuellement en s’éloignant de leurs extrémités; au contraire, les observations de Coulomb, faites sur les moulins-à-vent de Lulle, nous dé-,