‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 117 sur 374 · Tome II, p. a6o · texte numérisé non relu

Tome II, p. a6o

6. Jal, Dieiionnaire eriiique de hiogrmphie et tThistoirOj p. 741,

SUR LA FONT AIN B. cxor

on eoap dooloareinc pour la PontRine. Lorsqtt'ii (bt rëtaMi, fl Iiri falhit quitter cette maison, si longtemps hospitalière, de ia rae Sûni-Hooorë. On raconte* qa'il se préparait à en sortir, lorsqu'il rencontra M. d'Henrart, qui lui offrit de venir demeurer ches lui. « J^y allais, » rëpondît-il. C'est un des mots les plus charmants qu'ait jamais inspires l'amitië confiante. U est digne de l'auteur de la fable des Deyx Jmis; et cette fois nous ne craignons guère d'avoir affaire à la Ugcnde, qui n'a pas coutume d'inventer si bien. L'h6tel d'Hervart, qui s'ouvrit alors à l'illustre vieillard et lot l'abri de ses derniers jours, ëtait situe rue de la Plâtrière*. Mignard l'avait d^oorë de deux plafonds peints^ l'un sur toile, l'autre à fresque* Le premier représentait Papothëose de Psyché, le second quelques traits de l'histoire d'Apollon *. La Fontaine ne prévoyait pas qu'il finirait sa vie dans cette somptueuse demeure, le oor où il disait :

Je ne dormirai point sous de riches lambris.

Mais Toit-on que le somme en perde de son prix*?

Au reste le doux somme et le bienfaisant repos peuvent se trouver aussi dans les riches hôtels, voire dans les palais, quand on y sent près de soi la tendre amitié; et, quoique le poète fût d'humeur à se contenter d'un humble toit, il ne dut

I. Voyez la note i8 d*Adry sur la yie de la Fontaine par Frëros, p. xxTiu. Adry dît que ce trait est rapporté par Marmontel; il n'indique pas où, et nous ne Tarons pas trouvé. La plus ancienne mention que nous en ayons pu constater est dans VÉUoge de la Pontûime par Cbamfort (1774)*

s. Aujourd'hui rue Jean-Jaequet Rouiseau. Gel ancien hdiel d'Épemon était derenu rh6tel d'Hemurt (appelé quelquefois par eoimption Dhenml on Derval)^ depuis que Barthélémy Herwaith Tarait acheté, et fait reconstruire plus somptueusement. Il fot enfaite acquis par Fleuriau d'Armenonrille, qui le fit, à son tour, re» bâtir, et enfin par Louis XV, en 1757, pour y établir Thôtel royal des Postes.

3 Piganiol de la Force, Description historique de la ville de Paris, 1770), tomelll^p. » 17-313. Voyes aussi la f^ie de Pierre Mignard^ par Tabbé de Monrille (i73o), p« 87-90. ;

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