‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 118 sur 374 · Fable ir du lirre XI · texte numérisé non relu

Fable ir du lirre XI

QXOTi NOTICE BIOGRAPHIQUE

ptt loi dëplaire de se voir entouré de la ^oire de Psychë, un de ses rêves poëdqueSy et des peintures de Hignard, homme de Champagne comme lui, et depuis longtemps son ami.

U vécut là, deux ans encore après la maladie, jugée mortelle, qui avait été l'occasion d'un si grand changement dans ses sentiments, a II tint, dit l'abbé Pouget, la parole qu'il avoit donnée. La première fois qu'il fut en état d'assister à l'Académie, il renouvela la protestation qu'il avoit faite avant la réception du saint viatique, et il lut à l'assemblée une paraphrase en vers firançois de la prose des morts Dia irm. » Dans ce dernier détail il doit y avoir une erreur de mémoire sur le jour. La paraphrase du Dies irm^ qui n'est pas à dédaigner (sans en exagéror la beauté, elle donne un démenti à ce qui se disait de Tintelligence éteinte du poète), fut lue à l'Académie le jour de la récepticm de l'abbé Bignon et de la Bruyère ( i5 juin 1693), non par la Fontaine lui-même, mais par l'abbé Lavau*. U n'est pas vraisemblable qu'il y en ait eu deux lectures. La Fontaine, qui fut si bien et si justement loué dans le discours de la Bruyère ', était sans doute absent et retenu chez lui par l'état de sa santé; ou bien sa voix affaiblie ne lui per^ mit pas de réciter lui-même ses vers. Si c'eût été en cette occasion qu'il eût renouvelé sa rétractation, le Mercure galani^ qui a longuement parlé de la séance, ne l'aurait-il pas dit? U est donc à supposer que c'était déjà chose faite dans quelqu'une des assemblées moins solennelles de la Compagnie, où il aimait à se trouver. Il ne cessa jamais de se réunir à ses confrères le plus souvent qu'il lui fîit possible. II écrivait encore à Maucroix, le 10 février 1695, lorsqu'il était et se sentait bien près de la mort : « Voilà deux mois que je ne sors point, si ce n'est pour aller un peu à l'Académie, afin que cela m'amuse. » Écrites par tout autre, des paroles d'un tour si singulièrement naïf sembleraient marquer un esprit qui avait perdu un peu de sa fermeté; mais il avait eu, de tout temps, de ces traits de bonhomie. Si l'on y trouve un signe d'enfance, cette enfance, qui, chez lui, s'alliait avec la force du génie, fut celle de toute sa vie. Dans cette même lettre, que nous retrouverons

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