‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 12 sur 374 · Maucroix^ Œuvres diverses^ tome I, p. xx · texte numérisé non relu

Maucroix^ Œuvres diverses^ tome I, p. xx

4. ^ie de François de Maucroix^ par Walckenaer, dans le Tolume intitule Poésies diverses de,,., la Sablière et de François de Maucroix^ Paris, 1895, in-8*, p. 169.

5. Lettre du 99 aTril 1706, à un P^|^ de la compagnie de Jësus, sans doute d*01iTet, qui, entré, au sortir de ses classes, chez les jésuites, les quitta vers 171$ {Maueroix^ Œuvres diverses^ tome II, p. 944).

SUR LA FONTAINE. xvii

cinq oa mx fois'. » Ce sont probaUement cinq on six plaidoyers de plus que n'en essaya la Fontaine.

Laissons, quel qu'il ait été, son apprentissage d'avocat an Parlement, pour revenir à son apprentissage de poète, plus intéressant à connaître, et commencé au plus tard, nous l'avons vu, pendant son noviciat d'oratorien. Sous quels maîtres il le fit, on l'apprend par son propre témoignage.

Qu'il ait d'abord connu Malherbe, dans l'occasion qui nous a été contée, ou tout autrement, il comptait parmi les plus anciennes les leçons qu'il avait reçues de lui :

Je pris certain auteur autrefois pour mon maître,

dit-il, au vers 46 de son épttre J Monseigneur Véçéque de Soissons (Pierre-Daniel Huet), écrite en 1687. ^ ^'^'^ P^' ^^ ^^^ ture qu'il parlait, comme l'ont cru quelques-uns *, ayant sans doute peine à admettre que, s'il s'agissait de Malherbe, il ait pu dire qu'il pensa le gâter, et lui reprocher « son trop d*esprit. 3» Gela d'abord déroute un peu ; mais rapportons^nousen au plus fin juge du bon goût et au plus sûr interprète de la pensée de la Fontaine, c'est-à-dire à lui-même : la note qu'il a faite sur les vers 5a-54 de la même épltre :

.... Ses traits ont perdu quiconque l'a suivi, etc.,

ne laisse place à aucune équivoque : a Quelques auteurs de ce temps-là affectoient les antithèses, et ces sortes de pensées qu'on appelle concetti. Gela a suivi inmiédiatement Malherbe. » Voici qui n'est pas moins décisif : reprochant à son ancien maître de s'épandre « en trop de belles choses, » il dit (vers 54):

Tons métaux y sont or, toutes fleurs y sont loses,

et c'est un vers de Malherbe dans le Récit d^un berger au bailet de Madame^ princesse d'Espagne*. Tout en corrigeant,

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