‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 11 sur 374 · I. aUtoirt dé PAeadémU^^. 3sx et 3as · texte numérisé non relu

I. aUtoirt dé PAeadémU^^. 3sx et 3as

a* Ibidem^ p. Saa.

xTi NOTICE BIOGRAPHIQUE

taine le premier dëveloppement de son amour pour la poésie, ce ne serait pas facile avec les vagues indications des précédents biographes. Charles Perrault dit que son père « exigea de lui.... qu'il s'appliquât à la poésie.... Quoique ce bonhomme n'y connût presque rien, il ne laissoit pas de l'aimer passionnément, et il eut une joie inconcevable, lorsqu'il vit les premiers vers que son fils composa^. » On n'est pas habitué à voir d'honnêtes et prodents boui^eois user de l'autorité paternelle pour pousser leurs fils vers ce chemin du Parnasse, plus semé de fleurs que d'or, et se réjouir de l'envie qu'ils ont d'y courir. Nous croyons que le père de la Fontaine songea pour lui à des occupations plus solides, quand il le vit renoncer à l'état ecclésiastique. La pensée de lui transmettre son o£Gce date probablen^ent de cette époque, et il dut lui faire faire quelques études de jurisprudence, chercher ainsi à l'initier aux affaires. Notre la Fontaine administra fort mal les siennes; mais il est certain qu'il a, dans l'occasion, pai*lé affaires pertinemment. Il eut de bonne heure le titre d'avocat au Parlement '. Il y avait donc eu un temps où, avec plus ou moins de succès, on lui avait fait étudier Cujas et Bartole. C'est, il nous semble, de ces études de droit qu'a voulu parler M. Louis Paris, quand il a dit que la Fontaine avait, de même que François de Maucroix, terminé à Paris ses études commencées à Château-Thierry '. Maucroix eut, comme avocat, des débuts assez heureux, et que fit surtout remarquer la grâce de son débit*; mais, se sentant trop timide, il renonça au barreau, où il n'avait « plaidé, a-t-il dit lui-même *, que

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