‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 121 sur 374 · IkUUm^ p. 33 1 et 33i · texte numérisé non relu

IkUUm^ p. 33 1 et 33i

cGii NOTICE BIOGRAPHIQUE

GhangemeDts, et c'est quelquefois de T^iitables m^tftmorphoses qu'elle fait ^. » Avouons^le, ce pansge n'est à citer que comme un témoignage des mortifications de la Fontaîney et l'on pouvait, à cette date surtout, s'attsndre è quelques paroles plus émues. Mais Boileau, qui était pourtant un grand cœur, sacrifiait peu à la sensibilité. Il n'y a pkiS) dans la suite de sa lettre, qu'un souvenir de la Fontaine. Il avait souvent loué Boileau pour cette périphrase de la première ÉpHtre au Roi :

Et nos Toiftins frustrée de cet tributs senriles Que payoit à leur art le luxe de nos rilles*.

Boileau se rappelait avec plaisir qu'il avait trouvé la Fontaine homme de goût, et il aimait à le proclamer : c'était sa manière, un peu trop personnelle, d'honorer la chère ombre.

Fénelon jeta plus de fleurs, et des fleurs charmantes, sur la tombe du poète qu'il avait si bien réussi à faire aimer du duc de Bourgogne. Il avait autrefois, pour les faire servir d'exercice au jeune prince, traduit en prose latine un grand nombre des fables des huit premiers livres*. U lui proposa de même comme sujet de version, après la mort du fabuliste, une sorte de poétique élégie latine, à laquelle il ne manque que le rhythme des vers*. U y exprime ses vifs regrets, et y parle comme la

X. LMître du sq aTril 1695, Œuvres de Boileau^ tome IV, p, 63 et 64. — Nous donnons le texte de Pautographe, non celui de U copie corrigée plus tard par Boileau. Le style est devenu plus châtié, après ces corrections; mais on n*a plus le premier mourement de la pensée.

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