‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 126 sur 374 · ÉLOGE DE LA FONTAINE PAR FÉNELON · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE LA FONTAINE PAR FÉNELON

« ronTAlfX MO«TUI.

Heu 1 fait vir ill« fiicetnt, iEioptu alter, nagamm laude Phadro toperior p«r qa«m bmtK aninuatet, rocalet fact», hamanum gênas edoeuore saptentiaia. Henl Fontaniu interiit. Proh dolor! interiere simnl Jocî dicacet, laaeiT Bisos, Gratiae deeenta^, docte Caman». Lagete, o qoibaa dordi est iogenaas lapos, aatiira snda et sÙBpks, ineonpta et aim f«co clegaatial IIH, Ull uni pm ouuMa doctoa lîeait esse negligenten. Polidori stîlo quantum prsBsdtit aaraa negligenrial Tam caro eapiti quantum debetnr desiderinm! Lngete, Hnaanim alomai. Vivant tamen seternamque vivent earraini joeoso oommîS" svveaarae, doleea nogas, sales attiei, snsdela blanda atqoe parabilis; neque Fontanam recentioribas« juste temporum seriem, sed antiquis, ob aouenitates ingenii, adseribimus. Tu vero, leetor, si fidem deneges, codieem aperi. Quid ssntia ? Lndit Anacreon. Sive vaeuus, sive qaid oritor ^ Flaeeus, hic fidibos canit. Morce hominnm atqne ingénia £ibatb Terentius ad vivum depingit. MarMiie neUeet fceetnm spinit in boe opusenlo. Heu! quandonam Merenrialea nriqaïadmpednm focundiam «quiparabnnt?

Traduction *.

lUm Là. MOAT OB L4 VONTAIHB.

Uilas! il n'est plas le poète enjoué, nouvel £sope« et supérieur à Mièdre dans l*art de badiner, celui qui a donné une voix aux bétes, pour quVUes fissent «■tendre aux bommes les leçons de la sngesse. Délas! la Fontaine a expiré. ô douleur l Ont expiré avec lui les Jeux pleins de malice, les Ris folâtres, les GrAees élégantes, les savantes Muses. Pleurez, vous qui aimez le naïf enjouement, la nue et simple nature, Félégance sans apprêt et sans fsrd. A lui, k loi seul, les doctes ont tous permis la négligence. G>nibien cbes lui coite belle négligence se montre supérieure k un style plus poli 1 Que de mgrata

I. « ...4 Yacui, sive quid nrimur.... » (Horace, livre I, ode Yi, vers 19.) 9. Si fon avait trouvé la traduction du duc de Bourgognct elle edt été «nriensc i donner ici, au Uen de celle que nous avons basaitlée.

ccxii NOTICE SUR LA FONTAINE.

mérite ose tête ti chère! Pleurex^ nourritsoiis des Mniet. Et eependiat vitcnt et TÎTroBt toQJourt les beaatét qni brilleiit dent les jeux de sa mate, et lee aimtUee bedùîages, les platHBteries attiqaet, le pemianf attrait, chamaat et fiMSe. lîont ne pkçons pas la Fontamet eomme le Tondrait Tordre des temps, parmi les modernes, mats, ponr les ^^meots de son esprit, aa rfeBg des anciens. Ne nous en efois-ta pas, leetenr? OoTre le livre. Qn*ea penses tu? C*eit Anaeréon qni se jooe. C*est Horaee, soit libre de sooeia, soit ayant nae flamme an ecaor, qni chante sur cette lyre. C'est Têrence, lorsqn^ fsît, dans ses eomédiei, la peintura mante des mcsors et du caractère des hommes. La doneenr et réIégnMe de Yirgîle respirent dans ce petit ooTrage*. Oh! quand les fiiToris de Mercure' Caleront-ils jamais rêloquence de ses personnages k quatre pattes?

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