‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 130 sur 374 · GGZX NOTICE SUR LA FONTAINE · texte numérisé non relu

GGZX NOTICE SUR LA FONTAINE

mmrf vUiiUê de J, de U Fonuùmé^ p. m3o} dit qae le libraire A. Neprea possédait ce portrait de Lebmn, qui ne nous est eonna qae par la graTure. La Fontaine y est tu presque de face« eoiffé de la grande perruque. Un manteau cache à demi la erayate tombante. If^ajant pu Toir roriginal (nous ignorons ce quUl est devenu), il noos est impossible de dire si Tattribntion i Lebrun serait justifiée par le caractère de la peinture; par la date du moins, elle n*est pas inTraisemblable. La Fontaine, dans des vers de ta lUlatiom de la grande fête de Vaux', en 1661, a Tante Lebrun :

RÎTal des Raphaëls, successeur des Apellet.

Il a dû le connaître asseï intimement à cette époque, où I<ebrun dirigeait les travaux d*art commandés par Foocquet; on pourrait donc croire que le portrait fut fait rers ce temps. Cependant la Fontaine, en 1661, n^avait que quarante ans; on lui en donnerait plutôt cinquante dani la gravure de Pauquet. La figure est grasse et un peu lourde.

3« POmTBAlT OAATB PAR GH. DUVLOT.

Il a été gravé pour Tédition de 1726*. M. Paul Laeroix (ifeute/Zer ammrêê ituMus..,^ p. a3a) dit quHl parait avoir été lait diaprés la peinture de François de Troy, et que c*était Topinion de Walckenaer. Nous ne pouvons nous y ranger, étant persuadé, comme nous le disons ci-après, que nous avons retrouvé le portrait peint par de Troy, portrait très-différent de celui-ci. Cette gravure de Pédition de 1726 diffère du type des autres portraits; mais il est difficile de croire que ce soit pour nous offrir une ressemblance plus fidèle. Le contraire ne parait guère douteux. Cet air d'une dignité grave, ce regard sévère ne rappellent point ce que dit d*01ivet de la physionomie du poète.

4* POBTJUIT PBIST PAB PAAHOOIf DB TROT.

L*abbé d*OIivet (Histoire dé V Académie^ p. 3i7) nomme de Troy k côté de Rigaud, disant de tous deux qu*ib ont peint la Fontaine « au naturel. > M. Paul Lacroix {Ifau¥eUtt cempres inédiie»,.., p. %io] nous apprend qu*on voyait une belle répétition de la peinture de François de Troy dans le cabinet du général d*Espinoy. C'est, d'après la tradition, l'original de ce portrait qui est k la Bibliothèque publique de Genève, sous le n* l55, et que l'auteur de cette note a lait reproduire pour b première fois par la phototypie. La grande rcMemblance est très-probable, car ce portrait nous semble répondre à l'idée que les contemporains de la Fontaine nous ont donnée de sa physionomie. Le poëte est représenté grandeur nature, en buste, dans une tuile ovale, qui mesure 0,7) de haut sur 0,69 de large. Il est vu de trois quarts, tourné à gauche; il porte la grande perruque; ses épaules sont couvertes d'un manteau. Sur la toile, i droite, on lit écrit en lettres d'or : J. dk l4 FoRTAim.

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