‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 146 sur 374 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

ÉiOPB est on de cet penonnages légendaires autour desqaeb Pantiqnité se plaisait à grouper tontes sortes d'aventures pour en faire le type tantôt du courage et du dévonement philanthropique» tantôt de la sagesse et de l'expérience. Poètes , historiens, philo» •ophes, orateurs, tout le monde le cite et rante sa sagesse; son nom rerient sans cesse et partout; toutes les fables qui ont couru ehes les anciens lui sont attribuées. Athènes , émerreillée de son esprit» lui élère une statue. Les Dieux s'intéressent à lui et punissent lea Deiphiens pour TaToir fiiît mourir injustement. Et pourtant ce personnage qui semble ri connu, qui est universellement célébré» on ne sait ni ce qu*il était» ni quelle fut sa patrie. Étrit-il né en Tfaraoe» en Phrjgie, à Sardes» à Samos? H y a des autorités pour tontes cet opinions. Est-il bien Téritablement Tanteur des fables qui nous sont données sous son nom? L'antiquité le dit; les modernes en ont douté» et» pour beaucoup du moins» ils semblent avoir raison. Nevelet , qui , au conmiencemcnt dn dix-septième siècle » publia oea fables» les croit, en grande partie» Fcravre de Planude» comme im Vie d* Étape, Un savant jésuite, cité par Bayle » le P. Vavasseur» soutient la même opinion » et il n'est pas le seul ; c'est aussi la pensée de Bayle (Dictionnaire historique et critique^ édition Desoër, Paris» iSio» in-8S tome VI» p. 985 et s86» remorque K). Enfin on peot se demander si Ésope lui-même a jamais existé» et cette question» qui eÂt bien étonné la Fontaine» n'a rien aujourd'hui qui scandalise » ni même qui surprenne le lectettr.

Dn temps de la Fontaine, on connaissait deux Fies iTitopef celle de Plannde et odle de Méiiriac. Planude (Planudes âtaximms) était un moine de Constantinople qui rivait an quatorrième siècle; tt joua un certain rAle sons le règne d'Andronic le Vieux, qui l'envoya en ambassade à Venise en 1397 ; mais il nous est surtout connu oomme tradnotenr et compilateur. Il traduisit en grec les Métamor»

photn d'Oride et les Distiques de Caton ; il compila en lept Unes une jinikoiogie , reoueillit les fables d'Ésope y et enfin écriTÎt la vie du fabuliste. Cette F1«, qui est plutôt un roman qu'une histoire, comme dit Moréri| est un tissu d'anecdotes quelquefois puériles ou ridicules, où la Traisemblance, l'histoire et la chronolo^e sont fort peu respectées. Mais elle est amusante cependant , il faut en oon- Tenir, et c'est là que se trouvent quantité d'histoires que nous avons tous lues dans notre enfance, qui nous ont channés, et dont nous gardons un agréable souvenir. Ce petit ouvrage était fort répandu chez nous, et la Fontaine le voyait .reproduit maintes fois dans son siècle comme dans le siècle précédent. Il était imprimé dans un recueil publié à Troyes, et intitulé : ies FabUs sT Ésope et la Fie iÈsùpe Phrxgien , traduites de nouveau an français selon la vérité grecque, U était joint deux fois, en 1S78 et en i587, à la traduction des fables d'Ésope par Corrozet; et bien qu'en x587 ^® nouveau tra* dactenr, Anthoine du Moulin, inscrivit au titre de sa publication ; ^uec lavie du diet Ésope^ extraiete de plusieurs autfteurSf ce n'en était pat moins l'œuvre de Planude qu'il reproduisait teaLtuelleme&t, telle qu'elle avait été donnée déjà en 1578. Cette Fie était de même insérée par Nevelet dans sa Mythologie ésopique^ en 16 10, et reproduite dans les nombreuses éditions de ce recueil. C'était elle encore qu'un académicien fort obscur aujourd'hui, Jean Baudoin, tradnisait et publiait dans les éditions assez multipliées que paraissent avoir eues ses Fables é^ Ésope ^ illustrées de discours moraux ^ philoso^ phiques et poétiques» Nous avons sous les yeux la quatrième édition de cet ouvrage, publiée à Pteris, ches Augustin Courbé, en s 659, et angmentée des Fables de Philelphe^ avec des réflexions morales^ i vol. iii-*8>. Fabricius {BibUotheca grtseaf édition Harles, tome I, p. 6S7), qui ne mentionne pas cette édition de 1659 , nous apprend qu'il en «ziftait une dans le fonnat in-8^, donnée à Bruxelles, sans date ; une antre, in-folio, faite à Paria en x6a7* ; une autre encore, in-8<*, à Rouen, 166S; et à partir de cette époque, beaucoup d'autres pn«> bliées en divers lieux, et abeo tempoee sstpissime eariis im loàsK

I . n ponmit bien y avoir qudqae erranr dans ostle date de 1627 donnée par Fabridna. Dana V Histoire de Pjieadémie/ranfoiset par Pdlision et d'Olivet, il est fait mention deox fbia de cet ooTiage (tome I, p. 38i, et tome II, p. 100 , de l'édition în-ia de 1743], et toujonra aoos la date de i633, qui lembie élre edle de la première pnblieation.

a. Cet oBfinge était en léaKié de M. de Boissrt, antte arsiléinhisii Ibct pea

Page 1