On Ta attribué à Cotolendi; il est de Bordelon
SUR LA FONTAINE. xxyii
aise de n'avoir troa^é personne, qu'aussi bien il n'aimoit point â parier ni à entendre parier d'affaires ^ »
Dans le dialogue cité, l'interlocuteur de celui qui dépeint ainsi la Fontaine a certainement tort de lui dire : « Je l'ai trouvé autrefois d'assez bon sens, et il n'avoit point ces abstractions que vous lui donnez*. » Elles étaient, au contraire, Irès-andennes ; nous venons de l'apprendre de Tallemant.
Revenons à celui-ci et à ses anecdotes; elles vont nous laire connaître un antre défaut de la Fontaine, dont jamais il ne s'est mieux corrigé que de l'autre, nous voulons parler de son humeur trop galante :
a Ce garçon alla une fois, durant une forte gelée, à une grande lieue de Château-Thierry, 1^ nuit, en bottes blanches et une lanterne sourde à la main*. » Dans un commentaire un peu naïf, dont le malin Tallemant s'est dispensé, Walckenaer ajoute : « Cet incident donna lieu à bien des suppositions*. » 11 est assez dair que cette promenade nocturne, en élégant équipage, n'est pas seulement citée comme un trait de rêveur. Si la clarté s'y faisait désirer, on en trouverait davantage dans la petite histoire qui suit immédiatement*; elle eût été digne d'avoir place parmi les contes de notre po£te : aussi n'est-il pas nécessaire de l'emprunter textuellement aux ffistorieties. C'est encore une aventure de nuit, où est mise en scène la lieutenante générale de Château-Thierry, qui, surprise par une visite de la Fontaine, ne fut que médiocrement cruelle. Le charitable chroniqueur des scandales n*a mis en doute que ce qui atténuait celui-ci dans le récit qui lui en avait été fait*.
Nous n'avons pas à écrire les pies parallèles de la Fontaine et de Maucroix. Remarquons seulement combien, à ce moment
X. Le lÀprê sans nom^ divisé en cinq dialogues (Paris, 169$, in-is), p. i3o.