‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 18 sur 374 · I. Jfoueroûr, CEuprês Mperses^ tome I, p. xxrni · texte numérisé non relu

I. Jfoueroûr, CEuprês Mperses^ tome I, p. xxrni

9. M. L. Paris (Jfoueivtc, Œuvres diperses^ tome I, p. xxxir) parle d*un voyage de Bfancroix à Ghàtean-ThieiTy, lorsque la Fontaine avait jingt-deox ans : ce doit être en i643.

XXVI NOTICE BIOGRAPHIQUE

des eaux et fcnrèts de Château-Thierry, en Champagne, ëtant à Paris, pour un procès, loi dit : « Tiens, va vite faire telle « chose, cela presse. » La Fontaine sort et n'est pas plus tôt hors du logis qu'il oublie ce que son père lui avoit dit. 11 rencontre de ses camarades, qui lui ayant demandé s'il n'avoit point d'affaires : a Non, » leur dit-il, et alla à la comédie avec eux.

« Une autre fois, en venant à Paris, il attacha à l'arçon de la selle un gros sac de papiers importants. Le sac ëtoit mal attache et tombe. L'ordinaire passe, ramasse le sac, et ayant trouvé la Fontaine, il lui demande s'U n'avoit rien perdu. Ce garçon regarde de tous côtés : « Non, ce dit-il, je n'ai rien « perdu. » — « Voilà un sac que j'ai trouvé, » lui dit l'autre. — • a Ahl c'est mon sac, s'écria la Fontaine; il y va de tout mon « bien. » 111e porta entre ses bras jusqu'au gtte^ »

Ainsi, dès sa jeunesse, il s'était fait la réputation d'un vrai Ménalque. On a plus tard recueilli beaucoup de traits semblables de sa rêverie. Peut-être s'est-on amusé k lui en prêter quelques-uns. 11 n'est pas toujours facile de savoir à quelle date les placer; et, puisque l'occasion s'en présente, rapproch<xis de l'anecdote que Tallemant vient de nous raconter celles qui se trouvent dans le Livre sans nom^ petit ouvrage anonyme *, imprimé en 1695 : « Au sortir du dbier avec ses amis, il ne les connoît pas dans la rue. Un soir, lui et mot fûmes au convoi du pauvre Miton; huit jours après, il alla chez lui deman* der à sa nièce des nouvelles de sa santé. Bien davantage : il avoit un procès assez considérable qu'on devoit juger un certain jour. M. de M.... (dlff Maucroix?)^ son ami, lui envoya, à la campagne où il étoit, un cheval, |>our venir solliciter les juges. En chemin, il oublia son procès, s'arrêta à une lieue de Paris, chez un de ses amis, où il parla de vers toute la nuit. Le lendemain, il n'arriva qu'à dix heures du matin que les juges étoient au Palais; il n'en trouva pas un. Comme M. de M.... lui reprochoit sa négligence, il répondit qu'il étoit bien

I. £e# SUtorieites de TaUemant des Bémut (Paria, Techener, i854)} tome II, p. 368 et 869.

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