‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 190 sur 374 · Dans Phèdre, le jugement du Singe est (vers 9 et · texte numérisé non relu

Dans Phèdre, le jugement du Singe est (vers 9 et

Tu non videris perdidUse quodpetU; Te credo subripuiste quod pulcre negas,

— Dans Camerarius, la morale est tournée de telle sorte que la contradiction disparaît, mais aussi le bon mot : Doeet fabula non moveri nos dissensione et rixis improhorum oportere^ sed onm tempore iltos arh'itran arctissimo pineuio pravitatis conjunetoSf etavenariatque oAsse.

r. it] livre II. 1)9

FABLE IV

LSfl DKUX TAVREiUX ET UlfB GRETTOUILLE.

Phèdre, livre I, hh. 30y Mmm mêimemiet TM/tànm prmita,

MftMogia mtopim N^fdêti^ p. 4^7.

Voyes let coniidëndoiit diTertet que M. Saint-Marc Girardin, dans sa xm* leçon (tome I, p. 4^^441 }t rattache à cette fable et à la moralité, let unes avec fa finette accoutumée, let autretaTec une grande élération.

Deux Taureaux combattoient à qui poss^eroit Une Géniaae avec Tempire^ Une Grenouille en soupiroit.

« Qn*aYez-vous ?» se mit à lui dire Quelqu'un du peuple croassant*. 5

I • On connaît la detcription que fait Virgile dNin aemblable combat (Géorgi^m§ê^ lÎTre III, Tert 919 et tnivantt) :

Paseitur in magna Sita formosa juwenea : iiii altemûnte* muUa piprmiia miteent^ etc.

9. Dant tontet let éditiont donnéet par la Fontaine (1668 in-4* et in-ia, 1669, 1678), ainti que dant celle de Pftrit 1689, dant celle de 1688, de Londret 1708, on lit InTariablement eromtsnnt^ quoique la dittinction exîttàt alort*, mait moint marquée, parait-il, que depuit, entre croasser^ qui se dit du corbeau, eieoaiser^ qui t'applique à la grenouille. Il te peut que ce toit une dittraction de la Fontaine ; mait nout devont garder la leçon det éditiont originalet. Walckenaer donne coauam, M. Littré, à l'article Comsser^ cite deux exemplet de Voltaire {Èpitn à tTAUmbert et Stamcet au Boi de Prusse) où croasser ett prit comme ici pour parler det grenouillet.

* Rîebelet (1680), Foretière (1690) et rAeadémie (1694) ont Im daos mot», «t les appliquent eomme nont laiiont «ajoard'hai. Nieot (1606) ne donne pat eroasur, mait feulement coasser, qn*il traduit ainii : eoax€tre^ ranarmm est.

i4<» FABLES. [f. IV

a Et ne voyez-vous pas, dit-elle,

Que la fin de cette qnerelle Sera Texil de Tan' ; ^e l'autre, le chassant, Le fera renoncer aux campagnes fleuries? n ne régnera plust sur Therbe des prairies', i o

Viendra dans nos marais' régner sur les roseaux; Et nour foulant aux pieds juaques au fond des eMx, Tantôt Tune, et puis Fautre, il fendra qu'on pâtisse Du combat qu'a causé Madame la Génisse. »

Cette crainte étoit de bon sens. 1 5

L'un des Taureaux en leur demeure

S'alla cacher'' à leurs dépens :

n en écrasoit vingt par heure.

Hélas! on voit que de tout temps Les petits ont pati des sottises des grands '. ao

3 • VUtus ahity longeque igrtotis exstdat oris,

(ViaoïtB, Géorgiftiês^ livre III, Tera «»5.)

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