I. DE LA FoMTAïam. I II
i6a FABLES. [f. xi-xn
Girardin, dans sa yin« leçon (tome I, p. 148- a 53), fait de la fable de la Fontaine avec celle de Marot, bien pins déyeloppée. Cest à cette dernière qn*il donne la supériorité; le récit de la Fontaine Ini paraky en comparaison, sec et froid ; il Test en efTet, pins même peutêtre qne la fable ésopique. Marot était en prison au GbÂtelet lorsqu'il adressa, en i5a5, cette épitre, qui ne contient antre cbose qne la fable, à son ami Lyon Jamet; il demande à cet ami de lui Tenir en aide pour le déiiTrer, espérant bien qu'il pourra quelque jour lui rendre sbrice à son tour, tout faible qu'il est, comme le Rat autrefois fit au Lion. On tronrera cette épître à V Appendice du tome I. — Voyez encore la fin de raj|;ument de la fable xn.
Il faut, aatant qu'on peut, obliger tout le inonde : On a souvent besoin d'un plus petit que soi *. De cette vérité deux fables feront foi ,
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d'un Lion ^
Un Rat sortit de terre assez à l'étourdie. Le roi des animaux, en cette occasion*, Montra ce qu'il étoit, et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu* .
a. On lit de même dans la seconde des rieilles fables {Ysopet II) que Robert rapproche de celle-ci (tome I, p. i35) :
Por ce poez sauoir Que grant mestier auoir Puet bien le foible au fort.