‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 204 sur 374 · Dans la feble latine de Neckam · texte numérisé non relu

Dans la feble latine de Neckam

Quem (laqueum) quum non possei née vi superare^ nec arte^ Rugitu cœpit non modico furere,

7. Lors sire Rat Ta commencer à mordre Ce gros lien : Tray est qu'il y songea Assez long temps , mais il le tous rongea Sonnent, et tant, qn*à la parfin tout rompt.

(Maeot, yers 6s-65.)

— Le Rat de Boursault s*y prend comme celui de la Fontaine :

Il s^attache avec soin à ronger une corde Qui de tout Tattirail est le nœud gordien.

8. On a oritiqué cette maxime comme étant une seconde morale étrangère au sujet. Mais Tautenr, croyons-nous, n*en a point Tonln faire une nonydle affabulation. Cest simplement une de ces réflexions pratiques, comme il en sème tant dans ses fables, dans le courant même du récit, une réflexion qui ne se rapporte qu'à ce qui précède immédiatement. Aussi dans les éditions originales n*est-elle point séparée de la fable par un blanc, comme le sont tonyent (non pas toujours, j*en conyiens) les moralités : yoyez Tédition de 1668 in-40, p. 6ay p. ii4> P' 141 9 ^tc; l'édition de 1678 (que nous sniyons), P* 74» P* ^^9 P* 9^» ^c*

i64 FABLES. [r. zi-xu

Pable XII. — Ésope, fab. 41, Mûp(Uf)i xa\ IlepioTspdi (Coray, p. 96 et 37» p. 3oo). — Haodenty i^ partie, fab. 171, iPun Fourmf et ttuae Colombe. — Corrozet, fab. 62fde la For mis et la Colombe, — Boutsault, Ésope à la cour, acte IV , scène n. — Nous donnons dans l'^/i- /i«iu£ce une fable sur le même sujet, extraite d'un recueil de 1694-1695 (Amsterdam, Daniel de la Feuille), et qui par son caractère politique et satirique nous parait curieuse à rapprocher de celle de la Fontaine.

Mytltologia msopica Neifeletî, p. ia3.

f Vous Toyez bien qu*en dépit des noms.... il n*y a 14 que des hommes, > dit M. Saint-Marc Girardin, dans sa xtt« leçon, intitulée : le Tableau de la vie humaine dans les fables de la Fontaine (tome n, p. 5). c II est donc tout naturel que cette comédie humaine nous amuse. J'ajoute que, dans cette comédie, Tliomme n*est pas toujours représenté en mal.... Il y a autre chose que le mal icibas : il y a de bonnes âmes et de bons sentiments. Il y a donc aussi de bonnes et douces bétes parmi les acteurs de la Fontaine : il y ar le Bat qui délivre le Lion du filet où il s'était laissé prendre; il y a la Colombe qui sauve la Fourmi qui allait se noyer, en lui jetant un brin d'herbe. »

L'autre exemple est tiré d'animaux plus petits.

Le long d'un clair ruisseau buvoit une Colombe, Quand sur Teau se penchant une Fourmis^ y tombe, Et dans cet océan Ton eût vu la Fourmis S'efforcer, mais en vain, de regagner la rive. 5

La Colombe aussitôt usa de chanté :

I . Dans le titre de cette fable, la Fontaine a écrit Foiirmy; mais partout ailleurs, dans le courant du récit, même au vers t5, où rien ne l'y obligeait, ni la rime, ni le besoin d'éviter l'iiiatus, il a écrit Fourmis : telle est du moins la leçon donnée par les deux éditions de 1668, in-40 et in-ia, et par celle de 1678. L^édition de 1678 A n'a Fourmis qu'à la rime, au vers 4 ; ailleurs, même aux deux vers où le mot est suivi d'une voyelle, elle porte Fourmf. Le texte de 1739 a également Fourmf dans les vers 8 et i5. On renuirquera que dans le titre de Corrozet il y a aussi Formis, Cette s était , dans notre vieille langue, la lettre caractéristique du cas direct; mais , du temps de la Foutaine , l'usage s'en était perdu (voyez le Lexique) ; c'est par licence de versification qu'il termine ainsi le mot.

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