Histoire de f Académie francise, 1729, in«4^, p. iio
4. M. Lalanne révoque en doute Pexistenoe de l'édition de i65i dont parle d'Olivet ; mais la Fontaine a pu, ainsi que Pellisson et Ménage, avoir connaissance, avant Timpressiou, des Mémoires de Racan. Voyez an tome I du Malherbe de M. Lalanne, p. un et ucn, la notice placée en tète de la Fie de Malherbe* Dans les anciennes éditions de cette ^i>, on a intercalé, à la suite de Taneodote, la fisble de la Fontaine, qui ne se trouvait assurément pas dans l'écrit de Racan. — Les Mémoires de littérature (de Sallengre) donnent le texte de la fable avec des variantes, dont plusieurs sont des fautes éridentes. Au
vers xa :
.... leurs pensés, leurs soins;
an vers 34 *.
Pauvres gens idiots...!
au vers 45 :
Holà, bo ! descendez... ;
au vers 48 :
.... il faut vous contenter; au vers 65 :
Qui prétend contenter et le monde et son père ;
au vers 80 ;
J'en veux faire i ma mode....
F. i] LIVRE III. 199
pour TÀDe. Ontrés des sarcasmes qu'ils proToquent en portant la panyie béte comme on lustre, les deux Toyageurs la jettent à la ririère, et s'en retournent sans elle à la maison.
Nous avons tu dans la collection d'antograpbes de M. Bontron- Chariard un manuscrit de cette fable, qui porte au titre : 1> Meunier ^ son Fils y et leur jésne, et où les initiales sont remplacées par ces mots : A mon amjr M, de Maueroy, Nous ignorons d'ailleurs si ce manuscrit est celui dont parle Walckenaer (voyez, p. 197, les notes i et 3).
Voltaire, dans la Lettre de M, de la FîscUde ftome XLVIII des Œuvres y p. a 70), mentionne le Meunier ^ son Fils et tJne comme un des cbefs-d*œu\re de notre poëte, comme un morceau f excellent en son genre; > puis, comme s'il craignait qu'on ne se méprît sur la portée de son éloge, il ajoute : c Je ne veux pas égaler le toI de la fauvette à celui de l'aigle. Je me borne à vous soutenir que la Fontaine a souvent réussi dans son petit genre autant que Corneille dans le sien. 1 — Voyez les observations piquantes que cette fable sug^ gère à M. Taine (p. i58-i6o] sur c le langage coloré, gouailleur, les métaphores expressives et proverbiales , le sel rustique , » dont la Fontaine a fait usage pour peindre les mœurs des paysans.
L'invention des arts étant un droit d'aînesse.
Nous devons Tapologue à l'ancienne • Grèce ;
Mais ce champ ne se peut tellement moissonner
Que les derniers venus n'y trouvent à glaner*.
La feinte est un pays plein de terres désertes ; 5
Tous les jours nos auteurs y font des découvertes'.