‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 226 sur 374 · Ancienne forme ici quatre syllabes : voyez le Lexique · texte numérisé non relu

Ancienne forme ici quatre syllabes : voyez le Lexique

6. On ne peut guère douter qu'il n'y ait là un emprunt fait à la satire xxiii de du Lorrens, où on lit ces deux vers (Paris, 1646, in-4«, p. 181) :

Or ce cbamp ne se peut en sorte moissonner Que d'autres après nous n'y trouvent à glaner.

7. La Rochefoucauld a dit, presque dans les mêmes termes : c Quelque découverte que l'on ait faite dans le pays de Famourpropre, il reste bien encore des terres inconnues. » {Maxime 3, dans toutes les éditions; nous donnons le texte des deux premières, à sa-

soo FABLES. [v. i

Je t'en veux dire un trait assez bien inventé :

Autrefois à Racan Malherbe* Ta conté.

Ces deux rivaux d'Horace, héritiers de sa lyre,

Disciples d'Apollon, nos maîtres, pour mieux dire *, i o

Se rencontrant un jour tout seuls et sans témoins

(Gonmieils se confioient leurs pensers et leurs soins),

Racan conmience ainsi : « Dites-moi, je vous prie.

Vous qui devez savoir les choses de la vie,

Qui par tous ses degrés avez déjà passé , x 5

Et que rien ne doit fiiir^^ en cet âge avancé,

A quoi me résoudrai-je ? Il est temps que j'y pense.

Vous connoisseï mon bien, mon talent, ma naissance :

Dois-je dans la province établir mon séjour,

Prendre emploi dans l'armée, ou bien charge à la cour ? a o

Tout au monde est mêlé d'amertume et de charmes** :

La gueiTC a ses douceurs, l'hymen a ses alarmes.

Si je suivois mon goût, je saurois où buter** ;

Mais j'ai les miens, la cour, le peuple à contenttr. »

voir de celles de 1 665 et de 1666, que la Fontaine a pu tovt avant de publier ses fables.)

8. Pour Malherbe, voyez ci-dessus, la fable xiv du livre I, vers 3. — Honorât de Bneil, marquis de Racan, élève et admirateur de Malherbe, né à la Roche-Racan en Touraine, Tan i589» nvort en 1670. — Voyez le jugement que Boileau porte de ces dedx poètes dans sa Lettre du 39 avril 1695, adressée à Maucroix , à qui cette fable est dédiée {OEuvres diverses de Maucroix ^ publiées par L. Paris, 1854» tome II, p. 219 et aao).

9. Nous avons déjà eu Toccasion (p. 98) de renvoyer k Vépitre vm de la Fontaine, où il parle également avec admiration de Malherbe et de Racan.

10. c Que rien ne doit fuir, s qui ne devez rien ignorer. C'est an emploi tout latin du verbe /iiir.

1 1 . Parce gaudere oportet^ et sensim queri^ Totam qtda vilam miscet dolor et gaudium»

(Phàobb, livre IV, fable xvi, vers 9 et lo.) 13. Vers quel but me diriger, & quelle fin tendre.

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