LE RENARI) ET LE BOUC
Esope, fab. 4» !^^c&?n)Ç xat Tp^oc (Coray, p. 5 et 6, p. 981 et aSa).
— Phèdre, livre lY, fab. 9, Fuipîs et Hircus, — Haudent, i^ partie, fab. I, ^un Regnardet tPun Boueq, — Corrozet, fab. 71, ^« Renard et du Bouc,
Afjrthologia msoplca I9eveleti, p. 88^ p. io3, p. 433.
Voyez ci-dessus la Préface de la Fontaine (p. 16 et 17], où cette fable est rapprochée de l'expédition de Crassus, s*eugageant dans le pays des Parthes sans savoir comment il en pourra sortir. — - L'abbé Gnillon cite les vers suivants , tirés du conte de V Adroit esclave de Bosquillon (Poésies anciennes et modernes, Paris, Durand, 1781, tome I, n<> ucnu, p. 1 13) :
Ne te souvient-il plus de ce Bouc trop crédule Descendu dans un puits pour se désaltérer. Qui fut par le Renard traité de ridicule ^ .■ Pour n'avoir pas prévu l'endroit de s'en tirer?
— La fable 19 d'Ésope, Birpax^oi (Coray, p. i3) est la contre-partie de celle-ci. Ce sont deux Grenouilles, dont l'une veut descendre dans un puits ; mais l'autre l'arrête en lui disant : « Si l'eau du puits venait à sécher, comment remonterions-nous? »
Capitaine Renard alloit de compagnie
Avec son ami Bouc des plus haut encornés :
Celui-ci ne voyoit pas plus loin que son nez;
L^autre étoit passé maître en fait de tromperie
La soif les obligea de descendre en un puits : 5
Là chacun d'eux se désaltère.
Après qu'abondamment tous deux en eurent pris, Le Renard dit au Bouc : « Que ferons-nous, compère ? Ce n'est pas tout de boire, il faut sortir d'ici. Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi; i o
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Mets-les contre le mur : le long de ton échine
Je grimperai premièrement ;
Puis sur tes cornes m'élevant,
A Taide de cette machine,
De ce lieu-ci je sortirai, c 5
Après quoi je t'en tirerai*.
^- Par ma barbe*, dit Tautre, il * est bon; et je loue
Les gens bien sensés comme toi.
Je n*aurois jamais, quant à moi,
Trouvé ce secret, je Tavoue. » %o
Le Renard sort du puits, laisse son compagnon.
Et vous lui fait un beau sermon
Pour l'exhorter à patience*.