LE RENARD ET LES RÂISIHS
Ésope, fab. i56, !^(&3n)S xa\ B^puç, ^ÀXi&iniÇ xa\ Bixçwç (Coray, p. 94, p. 348). — Babiiufl, ùh, 19, Bdrpuç nai *ÂXc&3a)Ç. — Phèdre, Mrte IV, fab. 3, Fulpis et Uça. — Romnlas, livre IV, fab. i, rulpii et Uva, — Faëme, fab. 19, Vulpes et U9a, — Haudent , i* partie, fab. 37, ^un aultre Megnard» — Le Noble, ùh, 60, du Renard et det Raisins, La dissimulation. — M. Éd. du Méril {Poésies inédites du moyen dge^ p. x4i) cite les yen suiTanU extraits du Roman JtAmis et jindUs (édition de M. Conrad Hofmann, vers Syi etsoiyanto) :
De la Gonrpille {du Renard) vos doit bien ramembrer Qui siet soz Taabre et Tueult amont haper. Voit les celises et le fmit méarer; Elle n'en gonste qu'elle n'i peut monter.
En outre, il donne la fable en latin, sous deux autres formes, dont l'une est tirée de la nr* des lettres attribuées à Abailard (p. ^^9), Dans oelle-«i les cerises' sont également substituées aux raisins; ailleurs, comme on le ferra plus bas, il s'agit de mûres. Bixthoiogia suopica Neveleti^ p. a 19, p. 363, p. 439* Ce sujet, que notre auteur a traité en huit Ters, Phèdre en six, est de?enu chez le Noble une très-flasque amplification de quatre-vingtneuf Ters. — Dans une fable indienne, inspirée très-probablement par la fable ésopique, le Renard devient un Lion, la Vigne un Manguier, et l'action a une suite : le Corbeau vient manger les fruits auxquels le Lion n'a pu atteindre (voyez le Pantehatantra méridional, traduit par l'abbé Dubois, p. 65). Lessing, dans sa fable xxi du livre II, la Grappe de raisin ^ continue, lui aussi, l'action, comme fait souvent, et en tire une tout autre, et fort piquante moralité. Un Moineau a entendu l'exclamation du Renard, c Cette grappe, dit-il, serait aigre? elle n'en a pas l'air. 1 II la goûte, la trouve si douce qu'il appelle cent de ses frères, qui tous aussi la goûtent et la mettent bientôt ea un tel état que jamais depuis Renard n'en put avoir envie, c Je connais un poète, dit l'auteur, à qui l'admiration bruyante de
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tei cbédfr îmitateim a fiât hita plus de toit que Tameiix dédain de les critiques. • — Dans la 5arcre Ménippée (édition de iS94y p. 89), la Harangue da, reeiear Boze^ déjà citée an lajet de la ùltAe m dn livre I, contient cette alloiion, on- les nisna sont changés en mnies : c Monsieur le Lieutenant,... toos anez la tête assci grosse pour pot^ ter une couronne; mais quoi? tous dictes que n*en fonlcm point, et qu'elle tous chargeroît trop. Les .politiques disent qu'ainsi disott le Regnard des meures, s
Certain Renard gascon, d*autres disent normand*, Mourant presque de faim *, vit au haut d'une treille
Des Raisins mûrs apparemment ',
Et couverts d'une peau vermeille^.
Le galand en eût fait volontiers un repas; 5
Mais comme il n'y pouvoit atteindre :
« Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats'. »
Fit-il pas mieux que de se plaindre?
1. c Cette incertitude, ce doute où la Fontaine s'enTck^pe a^ec l'apparence naïve de la bonne foi historique, est bien plaisante et d'un goàt exquis. > (Coampoet.)
a. Famé eoacia Fuip'Uj dit Phèdre (tcts i); dies le NoUe, le Renard est c rempli d'une yolaiUe ; » les raisins seraient son dessert.
3. jipparemment f d*iine manière apparente, à en juger par l'apparence, à les voir; mûrs apparemment^ paraissant mûrs.