Cest l'épithète de Babrius (vers 4) : icop^îjc
5. Voltaire, dans son Catalogue des écripains du siècle de ZjouU XI r {pEuvreSy tome XIX, p. 139), cite, avec dédain plutôt qu'avec estime, ce Ters c devenu proTcrbe, > dit-il. On peut Toir dans le liirre de M. Taine, p. 3oo , une remarque d'une intention tonte différentCià l'occasion du mot goujat; et p. loS» celle que lui suggère le carac« tère du Renard. — An moyen de deux noms grecs, dont l'un désigne les raisins verts, l'autre les raisins m&rs, Babrim tennine la fable arec la plus élégante précision :
*. xn] LITftE m. 939
FABLE XII
LB GYGNB BT LB CUISINIER.
Ésope, fab. 74» Kîjx^ (Comjf p. 44)* — Aphthoniiis, hh. 1» Fa^ huta Anseris et Cjrcni, adhortans eosdem (adolescentes) ad facundiam, — Faërne, fab. a5, Cygnuset Amer. — Bandent, !*« partie, fab. $7, ^un riche Homme , d'un Ofson et é^un Cigne, — Bodrsault, les Fables tTÈsope^ acte FV, scène rr, le Cuisinier et le Cjrgne,
Mfythologia tùopica Neveleti, p. i5i, p. 3i3.
Dans une ménagerie
De volatiles remplie
Yivoient le Cygne et TOison :
Gelni-là destiné pour les regards du mattre^ ; Celui-ci, pour son goût : l'un cpii se piquoit d'être 5
Commensal du jardin; l'autre, de la maison. Des fossés du château faisant leurs galeries *, Tantôt on les eût vus côte i côte nager, Tantôt courir sur Tonde, et tantôt se plonger, Sans pouvoir satis&ire à leurs vaines envies ' • 10
I. Dans les fables grecques et dans celle de Faërne, le commencement est pins étroitement rattacbé à la fin. Ce n'est pas pour les regards du maître , c'est comme musicien qu'on élète le Cygne.
Duos opima cors atebat alites j
Cjrgnum Anserem^ue eandidum^ Ut ille dulce ferret auribus melos^
At hic obesa vîscera Gulrn exkiberet,,,, (FAxRin, vers i-5.)
a. Faire ses galeries d'nii lieu» c'est le fréquenter habituellement, s'y promener souvent.
3. Ces Ters rappellent ce beau passage de Virgile (Géorgiques, livre ly vers 383 et suivants) :
Jam parias pelagi polueres, et quss Asia cireum
a36 FABLES. [r. xu
Un jour le Guinnier, ayant trop bu d*an coup. Prit pour oison le Cygne * ; et le tenant au cou, n alloit regorger, puis le mettre en potage. L^oiseau, prêt à' mourir, se plaint en son ramage*.
Le Cuisinier fut fort surpris , 1 5
Et vit bien qu'il s'étoit mépris.
« Quoi? je mettrois, dit-il, un tel chanteur'' en soupe!
Duleiku in ttagnis rimamtur jnmta Cayttri^ Cêrtatim largos humerU infimdêre rorês^ Nune caput objeetare fretu^ nunc ewrere m imdas, Mt studio meassum videos gestire lavandi^
4. Dam les fables grecques, le Caisinier se trompe parce qa*il fait nuit, et non, oomme ici et comme chez Boorsault, ponr avoir trop buy ce qui s'accorde peut-être moins avec les paroles de pitié et de goût délicat qu'il dira tout à l'heure.
5. Telle est la leçon des éditions originales. L'édition de Didot, 1809, in-f^, ceUe de Barbon, 1806, celle de Renouard, 181 1, ont eu tort d'y substituer ^r^ de.