LB JARDINIER ET SON SEIGNEUR
Robert (tome I, p. s3a) rapproche de cette fable la tniTante de Camerarias {Fahtdm mopiem, p. 3i»), qui, dan» un antre cadre, met en action la même idée :
MALA miTATA PBJOR1BU8.
MaiureêCêniièui frugihut^ euttoeUm qméam appotuerat^ fd prohi* heret ah Ulorum tramiiu tam hommes quam jumenta, Huic quum per^ muiii elaheretUur^ luque jumênta eurtu auequi ptuset, prmposuit cuttihdim arporum ilie êquitem, Hie vero, dum jumenta, si qua forte m frugeê imvasuêêntp dumque transeuntes piatorts uueqidtuTf majorem etragem propemodum ipse, quam qui fugabantur^ eéidit.
Le marquis d* Argent , dan» lei Lettres jtdpes (tome I, p. 3o4, fin de la lettre xxxnr, la Haye , 1738 ) , raconte cette fable en peu de mots et l'applique aux Génois qui, en 1730, aTaient demandé tme armée à Pempereur Charles VI pour soumettre les Corses révoltés. — L'extrait suivant du troisième sennon du carême prêché à Paris par le yieux sermonnaire franciscain Michel Menot (Jtrîa texta posi CinereSf ^ 7 y^, col. x^ édition de Paris, i53o} nous montre bien oonuient on peut dévdopper par de tout autres exemples cette même moralité 9 c que le secours est souvent plus dommageable que le mal contre lequel on TinToque : s JVunc dommi juttitiam eunt ut cmius qui poniiur ad eustodiendum easeum^ ne iiium rodani mures, SeiUcet si caius apponat semel dénies, plus noeehit unieo morsu^ quam mures in xx. Sic domini offieiarii Régis posiii sunt ad tuendum popuium eommunem pam" perem^ et tamen hi plus nocent uni pauperi sue eonductione inuW pro^ cessas ses al&orum quam omnes tallim, omnes impositiones et gabellm, et armigeri qui possunt eis venire in uno anno»
M. SouUié (p. 273 et 174) met le Jardinier et son Seigneur parmi ces récits d'une t portée plus philosophique et plus élerée, » et plutôt conte» que fables , qu'il regarde comme c les moroeaux les plus achevés de l'auteur, » et où il le trouve surtout c vrai et piquant. 1 •— Voyez aussi ce que M. Taine (p* lao-iti) dit de eeue