‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 276 sur 374 · Une touffe de plumes · texte numérisé non relu

Une touffe de plumes

8. Duces eoru/Hf qui eapitibus eornua Suis ligarani^ ut conspicuum in prmlio Haberent signum, quoJ sequerentur milites,

(Phsdhk, Tcrs 5-7.)

— La fable ésopicpie se lert du mot xipora, cornes : xipaxa xotaoxtuaoocneç lautoiç ovivSJ4>av. CbauYeau, dans la graTure qu*il a mife en tête de cette fable, dans Tédition de 1678, a placé sur la tète des rats de Yéritables cornes. Nous savons par Hérodote (livre VII^ chapitre lxxvi), par Diodore (liTre V, chapitre xxx), que les Tbraces et les Gaulois portaient des casques d*airain surmontés de cornes d'animaux, également d'airain, dit Hérodote. Plutarqoe nous apprend que Pyrrhus, campé près de Béroé, fut reconnu par les soldats de Démétrius aux cornes de bouc qui décoraient son casque : voyez la F'ie de PjrrrhuSy chapitre xi.

9. 'AXXoi |jiv 0^ 9«oOlvTec ^aov ht xp^^Xaiç. (BAsmius, tcts 17.)

r.Ti] LIVRE IV. 289

N^est pas petit embarras. 5o

Le trop snperbe équipage

Peut souvent en un passage

Causer du retardement.

Les petits, en toute affaire,

Esquivent fort aisément : 5 5

Les grands ne le peuvent faire ^^.

10. Quemeumque populum tristu evenius premiip PerielUaiur mamitudo prineipuniy Minuta plèbes faciti prmsîdio latet, (PHioRB, rers Ii-i3.)

-* L*afIabuIation de Babriut (vers a3 et a4) est qae c pour TÎTre tans daDger, une humble et simple condition est préférable à l'éclat : »

— Dana la troisième des fables en prose données par Goray, la mo* nie est tout antre , et beaucoup moins appropriée an récit : t Sans le secours divin, c'est yainement qu'on se ii^ aux armes, s On dirait qne c'est un soayenir de rinterrention de Jupiter dans la Batracho- ^yomaehie»

J. DB LA FoiTAUn. 1 I9

ago FABLES. r. tii

FABLE VII

LE 8INOB BT LE DAUPHIN ^

Ésope, fab. 88, n(Oi)x(K xa\ AiX^c (Coray, p. 5i et Sa, sons deax formes, dont la seconde, en vers, que Goray nomme à bon droit barèûres^ est de Tzetzès). — Faëme, &b. 36, ^»»ttf ei Dtipkiu ^ — Bandent, i*« partie, fab. 70, ttun Datdphin et tTun Singe,

iifthologia msopica NeveUti^ p. i6o.

M. Benfey, dans son Introduction au Pantschatantra (p. 4>5)» p<urle d'une fable orientale qui rappelle la fable grecque, et qu*il croit pou- Toir regarder comme en étant une imitation partielle. H y est question d'un singe qui s'aventtire en mer sur le dos d*un monstre marin. — M. Taine (p. i38) fait figurer notre Singe dans la galerie des bourgeois Taniteux qu'il trouve cbez la Fontaine. — La fable du Singe et le Dauphin était représentée dans le Lahjrrinthe de Ver-

I. Toutes les éditions anciennes, excepté oeUes de 1679 (Amsterdam) et de i68a (Paris), écrivent Dou/S», ici et à tons les rers oà ce mot se trouve. L'impression de 1678 A porte dauphins an vers 7, mais partout ailleurs elle a Daufin»

s. Far une étrange confusion, Tzetiès et Faëme ont remplacé le Daupbin par un homme ; on ne peut pas s'y méprendre, car ches tous les deux il est question de la main de ce' sauveur ; aussi la gra* Ture qui accompagne la fable dans l'édition de Faëme de i564 représente^t-elle en effet un bomme qui saisit le Singe par les pieds et le lance à la mer. Cet homme, chez Faëme, est un Delphien, A-t-il lu ou cru qu'il fallait lire, dans la prose grecque de Plannde, au lieu de ÀeX^fc, ÀeX^, qui se trouve en effet chez les auteurs grecs dans le sens de ÂfiX^ixéç? Quant au singulier latin ùelphus^ il n'y en a pas d'exemple, que nous sachions, dans U bonne Latinité; mais Justin (livre XXIV, chapitres vii et vm) a employé au sens d'c habitants de Delphes, s le pluriel Delphi^ qui désigne ordinairement la ville. U faut dire, au reste, que dans la source première, dans la fable en prose grecque, rien absolument, que le titre même, AcX.9(c ou AcXf 6c, ne peut déterminer si c'est d'un homme on d*nB dauphin qu'il s'agit.

»• vd] livre IV. agi

saiUes; eLle fonne le nijet da quatrain ocm de Bensevade (xzxiy* de l'édition de 1677).

G^étoit chez les Grecs on usage

Que sur la mer tous voyageurs

Menoient avec eux en voyage

Singes et chiens de bateleurs '•

Un navire en cet équipage * 5

Non loin d'Athènes fit naufrage '.

Sans les dauphins tout eût péri *.

Get animal est fort ami

De notre espèce : en son histoire

Pline le dit'' ; il le faut croire. i o

3. La fable en prose grecque et la fable de Faëme commencent de même qne la nôtre. Elles ajoutent qu'on ayaît ces animaux nçhç TCOEpafiuOCay toO icXoO, navigationis in solatium. Au Heu de c cbiens de bateleurs, » ce sont, dans la fiible grecque, de petits cbiens de Mélite : Toyez ci-dessus, p. s83, note i.

4. A la place des mots : c en cet équipage , 1 qui peut-être manquent un peu de netteté, nous lisons dans les deux fables mentionnées à la note précédente qu'un des passagers arrait a^reo lui un singe, c un singe bouffon, > dit Faëme :

Cum morione navigabat Simio»

5. c Auprès du promontoire de Suninm, » disent la fiJble latine et la fable en prose grecque.

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