De quel usage tous ^tes et pouvez être
11. t {VJsne) feut frotté, dit Rabelais (livre V, chapitre tii, tome II, p. 198), torchonné, estrillé, lictiere fresche iusqu'au rentre, et plein râtelier de foing, pleine mangeoire d*auoine. ■ — Dans la fable grecque de Nicéphore il est aussi question de Tétable, de la crèche : '0 $è 'Itrco^ lia çdrvTjç elon^xsi , {Utà f}Ar^^ xa\ Ti(( ici)pi< icpooa^aipeOeU xa\ tb dNctov. t Le Ghend était li auprès de la crèche, ayant perdu, arec Therbe Terte et la fontaine (qu^U avait disputée* au Cerf), son indépendance. »
1 3 . Voyex ci-dessus, livre I, fable t, le Loup et le Chien (p. 78, note 8).
i3. f Vous auez faict comme le Chenal, qui, pour se deffendre du Cerf, lequel il sentoit plus viste et vigoureux que luy, appella l'Homme k son secours ; mais THorooie luy mit un mords en la bouche, le sella et sangla, puis monta dessus aueq bons espérons, et le mena à la chasse du Cerf, et par tout ailleurs, où bon luy sembla, sans vouloir descendre de dessus, ny luy oster la bride et la selle ; et par ce moyen le rendit souple à la houssine et à Tesperon, pour s*en seruir à toute besongne, à la charge et à la charrue, comme le roy d'Espagne faict de vous. » (Satire Ménippêe, harangue de Monsieur ttJubraXf p. 188 et 189.) — Dans Horace (vers 39-41)9 Taffabulation a un caractère tout philosophique :
Sic qui, pauperitm peritus, potiore metaUis Lièertate caret, dominum vehet improbuSy atque Seryiet mternum, quia parvo nesciet uti.
— Charles Fontaine termine de cette manière :
Ainsi est-il, en fuyant pauureté ; Qui cherche Por troune captiuité.
J. DZ LA VOMTASMM. J 'Al
3aa FABLES. [v. xm
Hais il n^étoît plus temps ; déji son écurie Étoit prête et toate bâtie, n y mounit en tratnsnt son lien :
Sage, s^il eût remis une l^ère oflPense^^. 3o
Qnel qae soit le plaisir qae cause la vengeancet Cest Tacheter trop cher que Tacheter d'an bien Sans qui les antres ne sont rien.
i4- CTctt ridée oontenne dans le Tcrs i3 de Phèdre :
ImpuMêpatnu ImJi yuam Jedi Mliêri.
— Le Noble termine ainsi la fable :
Son aTengle Tcngeanee one fob aiaonTie Lni coâta pour toajoon ta obère liberté.
r. xit] livre IV. 3a3
FABLE XIV
LB nSNAlO) ST LE BD8TB.
Ésope, fab. ii, !à>ii»ci)(; ^Kkdmr/i i;çtbç MopfioXixttov (Goray, p. 9, p. 986}. -^ Phèdre, Uttc I^ fiib. 7, FulpU ad pertonam tragieam. — Romnlas, liTre II, fab. tS, même titre. — Faerne, fab. 66, f^uipes et LanHi, -^ Bandent, i** partie, fab. 16, (ton Regnard et d'une Teste et homme; fab. idg, d'un Loup et dune Teste d'homme tdlUe en pierre, -^ Corroiet, fab. 38, du Loup et de la Teste» — Bounanlt, les Fables d'Ésope^ acte I, scène m, le Renard et la Tête peinte. •— Le Noble, fab. 99, du Loup et de la Tête de bois. Le beau sot,
Mjthologia suopica Nepeleti, p. 9$, p. 894, p. 5ii.
Gernzez fait observer avec raison que cette fable n'est qu'une épigranime dont l'affabulation est le trait. — La Motte (lirre I, bhle !▼) critique l'apologue en ces termes :
.... Je me déclare Pour le Renard gascon qui renvoie aux goujats Des raisins mûrs qu'il n'atteint pas * ; Mais il n'a plus sa grâce naturelle Atcc la tète sans cervelle.
Son mot est excellent : d'accord; Mais un autre deroit le dire.
Jacobs, dans V Appendice à la Théorie des beaux-crts de SuUer (tome V, p. 984, note aa)^ est de l'aTis de la Motte, et yondrait, au lien du Renard, un Homme. Mais que d'antres fsbles ne faudrait-il pat condamner pour la même invraisemblance I Elle est moins grande an reste chez la Fontaine et Phèdre que chez la plupart des antres fabulistes, qui introduisent leur Renard ou leur Loup (voyez la note 4) soit chez un comédien, soit chez un musicien, ou encore, comme Benserade {quatrain xxi) et le Noble, chez un sculpteur. Benserade BOUS avertit au moins de Pinvraisemblance, en disant :
Il n'y va pas souvent une pareille béte.
-~ Jacobs dit encore, et avec raison, je erois, que cet apologue, tel