‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 293 sur 374 · Vojes ci-detsua la note · texte numérisé non relu

Vojes ci-detsua la note

17. Vab. : Chacun de tes enfanta. {ManmerUdé Saintê-Genenè^,) — Ce manuscrit donne au rers suiTant : c U tient a, pour : « Il prend a.

i8. Vab. : Et le triumTÎrat s'en tire arec succès.

(Mtmuterii de Samtê-^eitêpièfê,)

19. C'est-à-dire, les aTOcats, les hommes d'affaires. ao. Terme de pratique. 1! erreur porte sur le fond ; le défaut^ sur la forme.

34o FABLES. [f. ztoi

Profiter de ces dards unû et pris à part^.

91. Ghanfort et Nodier font renerquer que le Ten ett léonin* — Nodier relère plot haut {ren 9 et lo) une autre irrégularité, qu'il appelle a une diitraction plutôt qu*une licence » de la Fontaine. C*eit un « Tert maiculin précédé d*nn antre Ten maacnlin aTec lequel il ne rime point. »

F. nx] LIVRE IV. 341

FABLE XIX

l'oraclb st l'impib.

Étope, fab. i6, Kaxo)cp^(jyid¥(Coniy, p. ii et la, p. a88et 189). " Faeme, fid». 4^1 Dee^tor tt A/foilo, -~ Haudent, i" partie, Sab. 19, tFun Calumtdateur et du dUu Phébus.

Mjrtkohgia mtopUa NeveUti^ p. 100.

L*abbë Giiillon rapproche de cet apologaeTëpisode de la Théogo» nié d'Hësiode (yen 535 et suivants) où Prométhée, Toulant tromper Jupiter, lui présente un bœuf dont il fait deux parts, l'une des os caches sous la graisse, Tautre des parties plus délicates enveloppées dans la peau, en laissant au Dieu le choix entre les deux.

Vouloir tromper le ciel, c^est folie à la terre. Le dédale des cœurs en ses détours n'enserre Rien qui ne soit d'abord éclairé par les Dieux : Tout ce que Thomme fait, il le fait à leurs yeux, Même les actions que dans Tombre il croit faire ^ 5

Un Païen qui sentoit quelque peu le fagot*, Et qui croyoit en Dieu, pour user de ce mot,

t . La pensée développée dans ces cinq ters est simplement rendue dans la fable grecque par deux épithètes : tb 6ifév ^bca^paXé^t^roiv xal éXéBi)tov, « on ne peut ni tromper la divinité par le raisonnement ni échapper à sa connaissance. » — L'omniscience divine, qui fait le sujet de cette affabulation, est célébrée avec beaucoup de force dans divers passages de TÉcriture sainte : Omnia pidet œulus iliius, Ocuâ Danûm multopius iueUiiares tunt super solem^ eireurnspieientes omîtes vias kominum^ ei proftuuUtm ahfssi^ et komitutm corda iniuentes in uhseon'» ditUM partes, (Uvre de CMceUnastiquë^ chapitre xxin, versets 97 et 18*) — Omnia amtem nuda et aperta suni ocuÛs eius. (Saut Paul, Épùre «uv Hihreux^ chapitre iv, verset i3.)

s. Expression proverbiale qui rappelle le traitement qu*on faisait Mibir autrefois aux hérétiques, etc. Voyez le Lexique de Mme de SJ"

342 FABLES. [r.

Par bénéfice d'inventaire *,

Alla consulter Apollon^.

Dès qa*il fat en son sanctuaire : i o

« Ce que je tiens, dit-il, est-il en vie ou non ? »

Il tenoit un moineau, dit-on.

Prêt' d*ëtouffer la pauvre béte,

Ou de la lâcher aussitôt,

Pour mettre Apollon en défaut. t s

Apollon reconnut ce qu*il avoit en tête : « Mort ou vit, lui dit-il, montre-nous ton moineau,

Et ne me tends plus de panneau :

Vigne, tome I, p. 4<» ^^ 4o3. — Marot, dans son Épure au iloi, pour awoir été dérobé (vers II), emploie une locution analogue :

Sentant la hart de cent pat à la ronde.

— M. Taine (p. 3io), à Poccaaion det Ten 6-8 qui noua fbntpaa* 1er bruaquement du ton graTe et lyrique au ton léger, remarque combien la Fontaine est « prompt à regarder TeuTert des choses, m et a disposé à terminer un acte d'admiration par un bon mot. a

3. C*est-à-dire, sous condition, autant que cela ne le gênerait ni ne lui coûterait. « Héritier par bénéfice d^inventaire est celui qui obtient des lettres de chancellerie en rertu desquelles il fait faire on fidèle inrentaire, moyennant quoi il peut se mettre en possession des biens d'un défunt sans être tenu de ses dettes que jusqu'à concurrence des effets contenus en cet iuTentaire, dont U est chargé de rendre compte, a Les deux dernières éditions du DieiUmtuùrë tU r Académie (i835 et 1878) écrirent : a héritier /oitf bénéfice d'înTentaire; » mais les précédentes, y compris celle de 1798, donnent, comme la Fontaine, comme les Dictioiuudres de Richelet, de Furelière : c (héritier) par bénéfice d*inTentaire. » — La Fontaine n'est pas le premier qui ait fait un tel emploi de cette locution. L'Estoile, dans ses Mémoires (tomel, p. 83, édition Petitot, fin de 1S73), dit à propos de Jodelle : « Il étoit d'un esprit prompt et iuTentif, mais paillard, ivrogne, sans aucune crainte de Dieu, qu'il ne croyoit que par bénéfice d'iuTentaire. a

4. C'est à Delphes même que l'Impie, dans les direraet fiddea qu'indique la notice, essaye de tromper ainsi le Dieu.

$• Voyez la fable précédente, rers 10 et rert 17, et la noie 9.

F, XIX] LIVRE ÏV. Wi

Tu te trouverois mal d'un pareil stratagème^

Je vois de loin, j*atteins de méme^. » ao

6. C*eftt un souveDir des épithètes qui accompagnent ordinairement le nom d'Apollon chez Homè^f, et qu'il emploie piéme parfois sans substantif pour désigner ce Dieu (voyez V Iliade ^ livre I, vers 96 et iio) : Sxi)66Xoc, ixaT9i66Xoc, lxaiY)68XéTY]Çy IxdUpfoS) fxoroç, < qui lance au loin, qui atteint de loin, > etc. — lie premier hémistiche rappelle le TrjXeaxdnov {{(ipia qu'Aristophane applique si poédqiïement aux Nuées {Nuées^ vers %m). •

FABLE XX

l'ATÀU Qin X PtIDC BON TK^Mk,

Éwpe, bb. 5g, «lUppfKK (Gonj, p. 36, p.'3ii). — FakM, bb. 48, Jravt, — Banimt, t" putic, Gdi. 43, ^u ^«vjmmht.

MjtMogia miapicM NertUli^ p. |38.

Lewing (lirre II, bble xri), «prit iToir reproduit U &Ue ttofiqoe, U oaotiiiDe par une additÙMi qoi 4 l'aiarioe aîdaie l'anic An Toùin qui dit t l'Avare : ■ Fignre-toi que U pierre miae k la plaes e«t tcm tréMT, et ta ne kibi pai ^Aat panrre, ■ l'Araïc HpMid : ■ Haï* on antre en lera d'aotant pim riche. l'eoiap qoand j'y

pCBM. >

L'au^ MDlement fait U possession*.

Je demande à ces gens de qui la passion

Est d'entasser tonjonrs, mettre somme sur somme,

Qnel avantage ils ont * que n'ait pas un autre homme.

Diogène lA-bas* est aussi riche qu'eux, s

1, Qbo mîAlfernpmtaïUtamf fuo ngummm ouf Quid, nui pouidi dira mfana, opaf

(Otidb, Ut Awtoun^ linv 111, iUgU tu, tct» ^9 cl So.) Horaee a dit également (Une I, épUn t, ta* 11) : Qtio miki fortimam, »i non conctJilHr lUi?

Et Hontaigne {Etiait, livre I, chapitre mr, tone I, p. 401) : < CeN le iouir, non le poweder, qoi Dont leod heomix, * — «La pntwi rion n'ert rien , dit U fable greoqne, h l'uMge ne l'y joint; > oith li XTfîOK, Un [1^ ^ Xp^ott np<wîl.

a. Ce«t l'idée exprimée par Phèdre dant U (able dn Stm^d tt U Dragon, contre le* ATare* (tiTre IV, fabU xix. Ter* 8 et 9) : .... Qutm fructuM t^ii So« (s laion, ^uodv» lantum al prmmium f 3. Chei le* mort*. Le* tragique* grecs anploient de intaie, pw

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