‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 292 sur 374 · Voyez, en tète de la fable, la fin de la notîoe · texte numérisé non relu

Voyez, en tète de la fable, la fin de la notîoe

8. Ces neuf premiers yers manquent dans Fédition de 1679 (Amsterdam). Voyez ci-dessus, p. to3, note i, et lirre V, fiible i, note II.

9. Telle est, id et au yers 97, la leçon de tontes les anciennes éditions. La plupart des éditeurs modernes, et parmi enx Walckenaer, y ont substitué à tort près,

10. Dans la fable ésopique, et dans celle de Haudent, les fils sont désunis, et c'est pour ramener entre eux la concorde que le père emploie cette parabole. Ds t s'entre-mangeoient tous, a dit Benae* rade dans son xcni" quatrain,

11. Au lieu de dardsy comme ici, et comme dans le récit orientil et dans celui de Plutarque, ce sont, dans plusieurs des faUea indiquées, des verges (^dCSoi); des « bâtons de bois > chez Haudent.

la. ff Je les donne, a dans les éditions de if>78, de 1679 (Am« sterdam), de 1688, et dans le Manuscrit de Satatt^Gcnevièi^g mais Tédition de 1678 corrige cette faute à VErraia,

i3. Les éditions originales ont un point d*exclamation : FoièUs gens! La plupart des éditions modernes mettent simplement une virgule, ce qui modifie un peu le mouvement de la phrase*

f. xviiî] LIVRE IV. 339

« Vous voyezy reprit-il, Teffet de la concorde :

Soyez joints, mes Enfants, que Tamour vous accorde ^^. »

Tant que dura son mal, il n'eut autre discours^'.

Enfin se sentant prêt *' de terminer ses jours :

« Mes chers Enfants, dit-il, je vais où sont nos pères;

Adieu : promettez-moi de vivre comme frères ;

Que j^obtienne de vous cette grâce en mourant. » 3o

Chacun de ses trois fils ^"^ Ven assure en pleurant.

Il prend à tous les mains ; il meurt ; et les trois frères

Trouvent un bien fort grand, mais fort mêlé d'affaires.

Un créancier saisit, un voisin fait procès :

D'abord notre trio s'en tire avec succès ^'. 3 5

Leur amitié fiit courte autant qu'elle étoit rare.

Le sang les avoit joints ; l'intérêt les sépare :

L'ambition, l'envie, avec les consultants ",

Dans la succession entrent en même temps.

On en vient au partage, on conteste, on chicane : 40

Le juge sur cent points tour à tour les condamne.

Créanciers et voisins reviennent aussitôt.

Ceux-là sur une erreurt ceux-ci sur un défaut**.

Les frères désunis sont tous d'avis contraire :

L'un veut s'accommoder, l'autre n'en veut rien faire. 45

Tous perdirent leur bien, et voulurent trop tard

14. Vae. : qu*eiitre tous on s'accorde. {Manuscrii de Samte^Ge^

i5. Dans Pëdition de 1729 : « il n'eut d'autre ditcoiirt. »

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