‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 296 sur 374 · è.. L*un des Bœufs luy Ta dire · texte numérisé non relu

è.. L*un des Bœufs luy Ta dire

« Tu n*es pas bien, il n^est point de lieu pire Que cestuy-cy pour y trouuer mercy. »

(CoBmooT, Ters 6-8.)

4. « Voyei, dit Chamfort, aTec quel esprit la Fontaine saisit le seul rapport d*utilité dont le Cerf puisse être aux B«u£i. »

F. xxij LIVRB IV. 349

Et vous n^en aurez point* regret. »

Les Bœufs, à toutes fins*, promirent le secret. Il se cache en un coin, respire, et prend courage. Sur le soir on apporte herbe fraîche et fourrage, ■ o 0>mme Ton faisoit tous les jours :

L'on va, Ton vient, les valets font cent tours ^, L'intendant même ; et pas un, d'aventure.

N'aperçut ni corps, ni ramure *, Ni Cerf enfin. L'habitant des forêts 1 5

5. Poê^ au lieu de po'mt^ dmnt la première édition (x668, in-4*) et dans les ëditiom de 1689 et de 1799.

6. Quoi qu'il en dût adrenir. On dit auiai, et plut ordinairement : c à toute fin a, au singulier.

7. Wnmàtm èuhuieus offert^ itêc ideo pidei, EuHi êuhinde et redeunt omnu rustiei; Nêmo animadvertit ; trtuuit etiam p'tUieut^

Née lUe qmdquam sentit,,,. (PuioBS, rert 11-14.)

— « Ifaiaon txMbien tenue ! dît Chamfort. Tout le monde paraît à sa besogne et ne fidt rien qui vaille. » Et il ajoute très-finement, à propos du Ters 14 : a Cela ne paraît guère rraisemblaUe, et voilà pourquoi cela est excellent, a

8. Nous snirons, comme de coutume, le texte de 1678, qui est aussi, dans ce passage, celui des éditions de 1678 Â, de 1679 (Amsterdam), de 1688 (la Haye) et de 1708 (Londres). Les deux éditions de 1668 (in~4* ^^ in-ii) ont ean (sans /r), terme de Ténerie qui désigne les cornes sortant des perches du cerf (nmuirw est le bois entier, les perches mêmes). Cette seconde leçon pourrait se défendre, mais la première {eorpt) nous parait préférable, surtout à cause du mot enfin qui estaurers suÎTant. On ne dirait pas bien, ce nous semble : m n'aperçut ni cornes (eors et ramure ensemble ne signifient rien de plus), ni cerf enfin ; » et il est à nos yeux très-probable que la Fontaine a changé à dessein sa première leçon, qui d*ailleurs n'était peut-être qu'une faute d'impression. — Les éditeurs modernes, k l'exception de M. Pauly, qui, comme nous, écrit eorps^ ont adopté la leçon de 1668, en remplaçant, nous ne savons pourquoi, eors par eor : Furetière donne ce singulier earf mais il n'est ni dans le Die^ tîonnnire de Cjieadime (dans aucune des six éditions, depuis 1694 jusqu'en 1878), ni dans celui de M. Littré : ils n'admettent l'un et l'autre que le pluriel eors.

35o FABLES. [p.

Rend déjà grâce aur Bcsafs *, attend dans cette étable

Qae chacun retournant au travail de Cèrès *®9

U trouve pour sortir un moment &voraUe.

L'un des Bceufs ruminant lui dit : « Cela va bien;

Mais quoi ? Thomme aux cent yeux ^^ n*a pas (ait sa revue.

Je crains fort pour toi sa venue ; Jusque-là, pauvre Cerf, ne te vante de rien ^*. » Là-dessus le Maître entre, et vient faire sa ronde.

9. .... Tum gaudens Férus Btthuê quiêiu ttg9re eœpU grattas^ Hotpitium iutvêrso quoi prmttUermt tempore,

(PlÉDBB, Tert 14-16.)

10. On sait que le nom de Cérèt^ U déetie de ragricnltnre, te prend aonrent au figuré, ches les anciens poètes, pour désigoier les moissons, les fruits de la terre.

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