‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 349 sur 374 · I. — P&ge 80, note · texte numérisé non relu

I. — P&ge 80, note

(Livre I, fable -vu.)

Vous laTez que nous aTons denx poches oa daix besaces : la poche de derrière, où noos mettons tons nos défaots, et celle de devant, où nous mettons les défauts d*autrui.

Lynx enTers nos parais, et taupes envers nous,

dit la Fontaine,

Nous nous pardonnons tout, et rien anx antres hommes : On se ToiC d'un antre aQ qu'on ne yoh son prochain.

Le bbricatenr sooTerain Noua créa besaciers tons de même manière, Tant ceux du temps passé que du temps d'anjounThni : Il fit pour nos défauts la poche de derrière, Et odle de devant pour les défiiuts d'antmi.

Le mérite de Tallégorie, de la fable on de la parabole, est de savoir se servir à merveille de cette heureuse disposition de notre nature. L'allégorie prend dans la poche de devant, où sont les défauts d*autmi, les exemples qu'elle veut mettre sous nos yeux ; elle nous les fait regarder sans répugnance et même avec un certain plaisir ; puis, quand, grâce à ces exemples d'autrui, notre attention est éveillée, l'allégorie se dissipe comme un brouillard placé un instant devant nos yeux, et le moraliste, tournant brusquement les deux poches et mettant devant celle de derrière, s'écrie :

.... Mutato nomine^ tU te Fabula narraiur**.,.

c Cest toi, sauf le changement de nom, c'est toi que touche la I . Horace, livre 1, satire i, vers 69 et 70.

fable; t on, plus haidiment enoore, comme le prophète Nattai an m Dmâ : Ta m ilU 9ir*l • C*ctt toi qui es œt homme! >

(Sâm-MABO GfBABDDiy la Fontttùtê et ies PahuiUtet^ if leooe, tome I, p. 91 et 9a.)

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