Ibidem^ Ters 4 8-5 a
4. Voyez les Mémoires de Trévoux (juillet 17$ 5, p. 1717). La lettre datée du i5 juin 1755, qui y est insérée, est probablement de son petit>fils. Voyez aussi les mêmes Mémoires^ féTrier 1759, p. 398.
sua LA FONTAINE. vu
ayait-O en eCTet renonce trop iadlemait à l'honneur de l'écurie. U est certain qae les partisans ne se faisaient aucun scrupule de chercher alors de mauvaises chicanes à des fiunillea dont les titres n'étaient point £uiz. Cela est asses plaisamment exprime dans ce passage d'une comëdie du temps * ;
U se troaTc assigné parmi les ÉcuyerSf
Et Ton croît que les rats ont maDgë ses papiers.
Comment prouTera-t-il sa gentilhommerie,
Parmi des ëTeillës Tenus de Barbarie,
Qui s'inscnTent en fiiiux, pour tourmenter les gens,
Contre de bons contrats fiiits depuis trois cents ans ;
Qui les trourent tous chauds, qui blftment Fécritiire, '
La marque du papier, Tancre, la signature^ .
Flairent le parchemin d'une mine rebelle, Contestant chaque mot, une yirgule, un point?
. . . Si le prince à Bousseau ne s'oppose, Écuyer et Phénix vont être même chose.
Ce Bousseau, avocat des fermiers généraux, est précisément celui que la Fontaine nomme comme ayant obtenu contre lui un arrêt par défaut :
Sa vigilance en tels cas est extrême *.
Mais, attendu que celle de la Fontaine ne Tétait pas, on s'est cru en droit de penser qu'il eût pu se défendre autrement qu'en déclinant toute prétention à quelque gentilhommerie, et qu'il était en mesure, s'il avait voulu en prendre la peine, de fournir des preuves de la légitimité de cette prétention.
Sa mère était Françoise Pidoux, sœur de maître Valentin Pidoux, bailli de Coulommiers. Il y avait en Poitou une branche de la famille des Pidoux qui n'était pas sans quelque illustration. Elle avait donné au roi Henri II un médecin, dont, à son tour, le fils, Jean Pidoux, fut médecin de Henri UI et de Henri lY, et acquit de la célébrité par ses études sur « la
I. VÉcttjrer ou les faux nobles mis au billon,,.^ par le sieur de Claveret (Amsterdam, i665, sur Tlmprimé à Paris), acte U, scène !• a. Epitre A M, le duc de BouiUou^ Ters 64*
Ytn NOTICE BIOGRAPHIQUE
Yeita et les usages des fontaînes de Pongues », objet d'un de ses traités. Parmi ses savants travaux, il avait quelque oommeroe avec les Muses. Il eut un fils, François Pidouz^ médecin aussi, se mêlant de même de faire des vers *. Gehù^», qui mourut en i66a, à l'âge de soixante-dix-huit ans, avait été maire de Poitiers. On peut voir, dans V Histoire du Poitou de Thibaudean ', que la mairie de Poitiers était, depuis l'an 1575, comme héréditaire dans cette famille. Ces Pidoux étaient une forte race, d'une rare longévité, la Fontaine en a fait la remarque', et elle se trouve confirmée par Thibaudeau^ dans une Lifte historique des maires de Poitiers *.
La Fontaîae savait que les Pidoux de Poitiers étaient ses parents; il les connaissait peu, se souvenant seulement de l'un d'entre eux, son cousin germain, qui l'avait « plaidé * ». Dans son voyage de Paris en Limousin (i663), il rencontra un Pidoux à Châtellerault. Il y en avait eu un, du prénom de Pierre (nous ne savons si c'est le même), qui avait été lieutenant général au siège royal de cette ville *. Ce que la Fontaine nous dit du parent dont il fit la connaissance n'est pas sans intérêt. Cétait un vigoureux octogénaire, qui se plaisait encore aux violents exercices de corps et savait écrire; « l'homme le plus gai..., et qui songe le moins aux affaires, excepté celles de son plaisir.... Il y a ainsi d'heureuses vieillesses, à qui les plaisirs, l'amour et les grâces tiennent compagnie jusqu'au bouf ». Quand il faisait ce portrait anacréontique, pouvait-il ne pas se dire : a J'ai de qui tenir »? Il a laissé à sa correspondante le soin de noter la ressemblance. Mais il en avait
i« Biographie uiûperttile^ article Pidoux, deTabaraud.
a. Tome III, p. 4o4-4aa- — Voyez encore la Bibliothèque historique et critique du Poitou de Dreux du Radier (3 toI. în-8®), tome II, p. 3i6-3i4* On y cite, à la page 317, det rert où Scérole de Sainte-Marthe cëiëbrait, en 1606, le médecin de Henri IV, Jean Pidoux, et surtout la décourerte, qu*on lui attribuait, des eaux de Pouguet.