‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 42 sur 374 · Fie de la Fontaine^ p. xi · texte numérisé non relu

Fie de la Fontaine^ p. xi

SUR LA FONTAINE. lv

cela, Walckenaer, s'aidant des lumières de Monmerqué, a ëclairci, nous a ëtë utile pour les détails donnés tout à l'heure, et suffit à notre curiosité. Il s'y trouve bien assez de chiffres, et nous ne voudrions pas en faire lourdement peser plus encore sur l'aimable mémoire du poète, qui, de son vivant, n'en a été que trop accablé. Il se peut que les reproches de négli«* gence et de mauvaise économie, qui lui ont été faits, doivent, en bonne justice, être atténués, comme le veut Walckenaer ^, par les embarras de sa succession et par quelques autres circonstances, fâcheuses aussi pour tout autre ; mais il y aurait trop de complaisance à l'absoudre tout à fait, ce que personne n'a tenté. S'il eut souvent le sort contraire, il ne laissa pas de se faire complice de sa malignité.

N'insistons pas, et tirons notre charmant rêveur de ces lattes antipoétiques contre la mauvaise fortune, comme, de fait, il s'en tira lui-même, sans avoir eu besoin d'obtenir la faveur des quatre places à l'hôpital, qu'il songeait, disait-il, à s'assurer pour lui, sa femme, son fils et son frère *. Dans son travail, ou, disons comme lui, dans les amusements de sa paresse, il aurait dû trouver un trésor ; mais les plus belles poésies, en ce temps-là, n'enrichissaient pas beaucoup ; et U parait avoir, beaucoup moins que ses libraires, tiré profit des siennes. Elles lui donnèrent du moins, en tout temps, des protecteurs ; mieux encore, des amitiés qui veillèrent sur lui.

A l'époque que ce récit n'a pas encore dépassée, c'était à Reims surtout qu'il rencontrait une agréable distraction à ses odieuses affaires, quoiqu'elles l'y poursuivissent bien un peu, et que Maucroix dut prendre sa part des soins qu'elles réclamaient. Un séjour chez cet ami dans l'hiver de i656, et ce ne peut avoir été le premier*, est constaté par ses lettres à Jannart. Il est certain que les deux camarades, le chanoine et notre poète, ne passèrent pas là tout leur temps à rédiger des contrats de vente ou bien des obligations qu'ils envoyaient au

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