‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 69 sur 374 · Pcrê^itoyely tome Y, p. s · texte numérisé non relu

Pcrê^itoyely tome Y, p. s

eiT NOTICE BIOGRAPHIQUE

des deux saints penonnagesi Ifalc et la jeune dame, ëpouz maigre eux. Il eût été étonnant qu'ainsi dépaysé il eût rencontré Tinspiratton poétique. A peine quelques vers sont-ils dignes de loi. Il y en a un qu'on peut noter pour la beauté de l'image :

. • le trésor précieux

Que Dons tenons d*une eau dont la source est aux cieux.

Elle méritait de rester gravée dans la mémoire des solitaires, et sans doute dans celle du duc de Bourgogne, qui lisait souvent le poëme de Saint Malc^ dit Mathieu Marais*.

La Fontaine avait très-bien compris l'intention de lui imposer une amende honorable. Il se montra docile. Dans l'invocation à la Vierge, qui est le début de ses vers, il la prie d'en bannir

. • . ces vains traits, crimindlet doaceors Que j'allois mendier jadis chex les neuf Sœurs.

Ce jadis n'était pas si loin, et s'il se flattait de l'avoir relégué pour toujours, ou même seulement pour longtemps, dans les vieux souvenirs, il se connaissait peu. L'austérité de Port- Royal n'était pas faite pour son libre enjouement. Lorsque, en 1664 y il avait écrit sa ballade sur Escobar, il y avait raillé a le chemin de velours; » mais c'était un jeu d'esprit, une boutade satirique : la douceur du velours n'était pas pour lui déplaire. Quoique, dans la même ballade, ce fût par la bouche des Je* suites qu'il eût traité Jansénius d'auteur de vaines disputes, et ses sectateurs de gens fâcheux qui

. . . . nous défendent en somme Tous les plaisirs que l'on goûte ici-bas,

il n'aurait guère autrement parlé pour son propre compte. Bien des années après le poëme de Saint Malc^ dans une lettre à la duchesse de Bouillon (novembre 1687], il se plaignait qu'on ne voulait plus en France que des moralistes sévères :

Anacréon s*y tait devant les Jansénistes.

Encor que leurs leçons me semblent un peu tristes,

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