Histoire...» de Jf. de la Fontaine^ p
SUR LA FONTÂim. cv
Yoiu deres priaer cet «ntean.
Pleins d*e«prit et bons dûputeim.
Voilà sur eoz sa vraie et dëfinitiye pensëe. Moins dîsputeur que la duchesse, c'était surtout comme gens d'esprit, proba* blement aussi comme amis de Racine et de Boileau^ qu'il appréciait les hommes de Port-Royal ; mais il regrettait qu'ils fussent aussi peu sages que le philosophe scythe :
Contre de telles gens, quant k moi, je réclame.
Ils ôtent à nos c«iir» le principal ressort;
Ils font cesaer de TÎvre arant que Ton soit mort*.
On aurait de la peine à croire que cette conclusion de sa fable ne les désignât pas, sous le nom d' « un indiscret stoïcien, » aussi clairement que le dervis de la fable du Eat qui s*est re^ tiré du momde^ est un moine.
S'ils le firent un moment renoncer de bonne foi, dans ses vers, aux criminelles douceurs^ plus tard il oublia si bien la peine qu'elles leur faisaient, qu'il voulut, dit-on, dédier à Arnauld un conte auquel il avait mêlé un souvenir de FÉvangiie; et y chanter, dans le prologue, les louanges du grand docteur. Ce jour-là, il avait sans doute mis encore ses bas à l'envers. Voici comment l'incroyable naïveté est racontée dans \t Dictionnaire de Moréri* : « [II] avoit fait un.... conte dans lequel.... il mettoit dans la bouche d'un moine une allusion fort peu respectueuse à ces paroles : Decem talenta tradidisti mihi^ et ecee alla decem superlucraius sum * ; et, par un tour d'imagination dont un poëte seul est capable, il avoit dédié ce conte à M. Âmauld le docteur. Mais, l'ayant récité à M. Despréaux et à un oflBder qui étoit leur ami commun et celui de M. Amauld, ils lai firent comprendre qu'après s'être donné la réputation d'homme peu régulier dans ses mœurs, il devoit