‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 99 sur 374 · Lettre à M. de Bonrepanz, 3i août · texte numérisé non relu

Lettre à M. de Bonrepanz, 3i août

3. Isitrê à M. Pabii Fwretiif^ dans les Œwnru d^ÉiUmne Amsterdam, i75o, in-xs, i"* partie, p. 144.

SUR LA FONTAINE. czLTn

la séance du aa janvier i683. La Fontaine y ëtait présent. Il était ami du coupable; mais il sentit très-bien que Tamitié ne devait pas prévaloir contre le droit, plus ou moins fâcheux, mais certain, de son corps ; et il eut la fermeté de voter pour l'exclunon. Cest toutefois de faiblesse, si Ton en croyait Brossette*, que l'aurait accusé Boileau, pour n'avoir pas tenu compte d'une ancienne liaison; et c'est k l'occasion de cet acte de bon académicien, et en pensant à l'esprit de société qu'on s'accordait à refuser au poète, qu'il aurait dit :

Que les Ters ne soient pas Totre éternel emploi ; Cultivez Yos amis, soyez de bonne foi.

Cest peu d*étre agrëidUe et charmant dans un livre, n faut savoir encore et oonverser et virre*.

a On dit pourtant, pour la justification de la Fontaine, ajoute le commentateur dans la même note, qu'il avoit bien résolu d'être favorable à Furetière, mais que, par distraction, il lui avoit donné une boule noire. » Refusons, avec Mathieu Marais', d'ajouter foi à ce double conte de la désapprobation de Boileau et de l'erreur sur la couleur de la boule. Furetière ne se serait pas livré à tant de fureurs contre notre poète, s'il n'avait cru qu'à une maladresse de sa rêverie. Nul doute qu'il n'ait su très-volontaire la boule noire. Nous avons eu déjà plusieurs occasions de citer des passages de ses odieux factums. Il aurait po être intéressant comme victime d'un ridicule monopole ; ses {grossières injures n'ont plus laissé voir en lui qu'un Zolle. La F(mtaine se contenta de répondre à l'une des moindres accusations de l'atrabilaire par une épigramme et à un malhonnête sonnet, écrit par lui sur bouts-rimés, par un semblable jeu d'esprit, qui n'était pas plus charitable. Furetière, dans ce duel de satires, trouva des seconds. On cite une épigramme contre la Fontaine où il est comparé à Judas, comme

• un semblable traître.

Qui rend son bon ami pour gagner trois jetons^.

I. Dans sa note sur le vers lai du chant rr de Vjirt poétique^ CMwres de M, BoUeaU'Deq>réaus,»», (GenèTe, 17x6), tome I, p. 346. a. jirt pifétifue^ vers X9X-is4*

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